Rencontres et Voyages Musicaux 2011-2012

[Programme] [Rencontres] Voyages

    

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonne année musicale 2012 à tous les mélomanes!

OPERAVENIR LA SAISON 2011-2012

POUR TOUS RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS

CALENDRIER COMPLET

Richesse et originalité de la saison lyrique de Toulon TPM

Mardi 27 septembre 2011

Rencontre Forum FNAC Mayol Toulon 17h 45

Entrée Libre

Il diluvio Universale

Falvetti 1642-1692

Présentation Guy Daniel

Un déluge salvateur pour Messine... Voici un des rares témoignages musicaux baroques de cette ville sicilienne qui a connu de nombreux tremblements de terre et raz-de-marée. Le sujet est d'ailleurs emblématique : les quatre éléments viennent plaider auprès de Dieu la destruction de l'homme ; la mort intercédant en sa faveur, l'homme ne connaîtra « que » le déluge et sera finalement sauvé des eaux.

Dans la tradition de Carissimi et de Haendel, la musique, d'une haute originalité, est à la mesure de la Sicile, terre métissée connue pour avoir mêlé les chants d'Orient et d'Occident. On ne peut rêver de meilleur interprète que Leonardo García Alarcón pour en traduire l'intensité et l'émotion.

Début de l'oeuvre Exemple musical

PANORAMA DE LA VIE CULTURELLE TOULONNAISE

avec la participation de Daniel Bizien


Web site Leonardo Garcia Alarçon

 


Direction musicale Garcia Alarcon

Il Diluvio Universale premiére partie exemple musical

Dossier complet sur Il diluvio Universale

Inscriptions 04 94 48 62 75 eweismann@hotmail.fr

Du 8 octobre au 4 décembre

Hôtel des Arts de Toulon


Lawrence CARROLL
Gotthard GRAUBNER
Sean SCULLY

 


Exposition BODY and SOUL

« J’ai toujours considéré que la vérité de la peinture se trouve à la surface de la toile,
que la peinture relevait du sensible, donc du geste, de la touche, du traitement de la
matière, que ce soit dans la représentation ou dans la non figuration…

Gilles Altieri

Entrée libre

Mardi 4 octobre
Rencontre Forum FNAC Mayol Toulon 17 h 45

FAUST

L’œuvre de Gounod est basée sur le Faust de Goethe, livre qui ne quittait plus Gounod vers ses vingt ans. Mais l’opéra se concentre surtout sur la figure de Marguerite. La partition eut un grand succès entre 1859 à 1875, et fut même joué au Metropolitan de New-York. Par la suite son succès a quelque peu fléchi, mais elle est reste toujours régulièrement jouée dans le monde entier. L'ouvrage a également été repris par de nombreux compositeurs, notamment la célèbre Valse de Faust, dont Liszt fera une magnifique paraphrase, Wieniawsky, ses variations pour violon et orchestre... Faust était un sujet très populaire à l’époque, il a fasciné d'innombrables créateurs aux côtés de Gounod. Ainsi, Liszt a en plus de sa paraphrase écrit aussi une Faust-Symphonie,  et également deux poèmes symphoniques d'après Lenau; Busoni, son Doktor Faust (oeuvre laissée inachevée en 1925 qu'a complété son disciple Philippe Jarnach), Berlioz, sa  Damnation de Faust, mais il convient aussi de citer  La Huitième symphonie de Mahler, l’Histoire du soldat de Stavinsky, ...

Livret complet de Faust

Le contre ut de Faust par Di stefano

15 contre ut pour comparer


Inscriptions 04 94 48 62 75 eweismann@hotmail.fr   

Samedi 15 octobre 20 h
Collégiale de Cuers
Association les amis de l’Orgue
Récital d’orgue

Benjamin Alard

Prelude et fugue de Bach en si mineur

A 27 ans, Benjamin Alard (né à Rouen en 1985) est l'un des clavecinistes français les plus doués et les plus talentueux de sa génération. Nommé pour les Victoires de la musique classique 2008 (dont le palmarès final sera proclamé lors d'une soirée télévisée en direct sur France 3, le 13 février 2008 à 20h), dans la catégorie "Révélation instrumentale de l'année 2008", le jeune interprète a déjà publié deux cds dont les répertoires respectifs montrent l'étendue des possibilités et l'extrême sensibilité du jeu.

Sa passion du clavier et aussi de la musique ancienne le mène du piano (qu'il joue dès l'âge de 7 ans), à l'orgue (travaillé avec Louis Thiry et François Ménissier au Cnr de Rouen), et au clavecin (approfondi auprès d'Elisabeth Joyé à Lisieux, puis au conservatoire du 7ème arrondissement de Paris).

Il rejoint ensuite les classes de Jean-Claude Zehnder (orgue) et Andrea Marcon (clavecin) à la Schola Cantorum de Bâle.

L'essor de sa carrière de jeunes soliste se confirme à partir de 2004 lorsqu'il remporte le Premier prix du Concours International de clavecin de Bruges.

En 2005, Benjamin Alard a remporté le concours pour le poste d'organiste titulaire du nouvel orgue Bernard Aubertin de l'église Saint-Louis-en-l'Île à Paris (inauguré par Michel Chapuis en juin 2005). L'orgue de la Collégiale de Cuers convient en particulier à l'interprétation de Rameau et Couperin.

Rameau-Couperin
Entrée libre

Jeudi 27 octobre  18 h
Temple Protestant Toulon

Tony Poncet

exemple musical Meyerbeer "Pays Merveilleux" L'Africaine

Hommage au grand ténor français

Conférence-écoute par Mathilde Poncet
Manifestation organisée en collaboration avec Christiane Laforest

Exemple musical "Asile Hereditaire" Guillaume Tell

Entrée libre

Tony Poncet, ténor de l'opéra, une voix, un destin
C'est sous ce titre que Mathilde, sa fille, vient de faire paraître la biographie de la vie de son père. Un père qu'elle a peu connu puisqu'il est décédé lorsqu'elle était encore enfant.
Ce travail de recherche, à la fois sensible et fouillé jusqu'au moindre détail, retrace la vie et la carrière du fils d'immigré espagnol qui fuyant la misère et le régime politique de son pays d'origine s'installa avec sa famille à Bagnères de Bigorre dans les années 20.
Des débuts dans les choeurs d'hommes du Pays basque à la carrière internationale, on apprend à connaître un artiste hors du commun et l'on découvre un homme droit et intègre.
Un très beau récit illustré de nombreux documents photographiques et d'archives.
En vente le jour de la conférence

Exemple musical:Les Huguenots Marseille 1967

Tony Poncet par Roland Mancini


Samedi 12 novembre 2011 

LA POESIE LIBERTAIRE AU XX° SIECLE

Théâtre du Jeu de Paume Aix en Provence


Jean Louis TRINTIGNANT


Le grand comédien dit des poèmes de trois grands poètes libertaires français :

Jacques Prévert, Boris Vian, Robert Desnos mise en scène Gabor Rassov.
1° cat 48€ et  2° cat 45€
Départ 17 h   Place de la Liberté Toulon

23 novembre

Opéra de Toulon 20h
Concerts  Symphoniques de l’Opéra
L’orchestre en Fête

BAVOUZET-CARELLA


Orchestre de l’Opéra de Toulon

Respighi, Ravel, Mendelssohn

Moins de 40 ans 5 € / 40 ans et plus 20 €

Mardi 29 novembre

Opéra de Marseille

ROBERTO DEVEREUX

Version Concertante


Donizetti

 

Le Le livret de Roberto Devereux est inspiré d'un épisode historique : le complot fomenté contre Élisabeth Ire d'Angleterre par son favori Robert Devereux, 2e comte d'Essex, exécuté le 25 février 1601. Cette affaire avait inspiré quatre pièces de théâtre en France : trois intitulées Le comte d'Essex (La Calprenède, 1637 ; Thomas Corneille, 1678 ; Claude Boyer, 1678) et une intitulée Élisabeth d'Angleterre (1829) par Jacques-François Ancelot (1794-1854) qui est la source du livret de Salvatore Cammarano.
En vérité, celui-ci procède encore plus directement d'un livret de Felice Romani, Il conte d'Essex (1833), mis en musique par Saverio Mercadante et représenté le 10 mars 1833 à la Scala de Milan avec peu de succès. La composition de l'œuvre, commandée par le Teatro San Carlo de Naples, intervient dans une période particulièrement difficile de la vie de Donizetti puisque celui-ci, après avoir vu disparaître son père et sa mère en 1836, voit sa femme accoucher pour la troisième fois d'un enfant mort-né puis la perd quelques semaines plus tard en juillet 1837 et achève l'opéra alors que Naples est dévastée par le choléra : « pour moi, écrit-il le 4 septembre, ce sera l'opéra de mes émotions »[1]. Aussi est-il persuadé que Roberto Devereux est de mauvais augure. Comme pour lui donner raison, la prima donna, Giuseppina Ronzi de Begnis, et le titulaire du rôle du duc de Nottingham, le basque Paul Barroilhet, tombent d'ailleurs malades durant la première série de représentations qui doit, pour cette raison, être interrompue prématurément après le très grand succès de la création à Naples le 29 octobre 1837.
L'ouvrage est rapidement repris dans les principales villes italiennes avant d'être monté un peu partout en Europe. Il est créé à Paris au Théâtre des Italiens le 27 décembre 1838 avec Giulia Grisi dans le rôle d'Elisabetta, puis à Londres (1840), Bruxelles (1840), Amsterdam (1840), New York (1849, 1863), La Havane, Buenos Aires... La première représentation en langue française (Robert Devereux) a lieu le 15 février 1841 au Théâtre des Arts de Rouen. L'ouvrage est régulièrement joué jusque dans les années 1880 avant de disparaître du répertoire[2], comme tant de partitions bel cantistes.
Roberto Devereux n'est exhumé que dans les années 1960 à l'occasion de la fameuse « Donizetti renaissance ». Il est repris à Naples en 1964 avec Leyla Gencer dans le rôle d'Elisabetta. Montserrat Caballé chante le rôle aux États-Unis et à Venise et triomphe au Festival d'Aix-en-Provence en 1977, aux côtés de José Carreras dans le rôle titre. Beverly Sills grave la première intégrale en studio. Plus récemment, Edita Gruberová est une interprète remarquée du rôle d'Elisabetta.
Nombreux sont les commentateurs qui trouvent à Roberto Devereux une intensité dramatique et musicale rarement atteinte par le compositeur, certains la rattachant aux circonstances personnelles dramatiques qui ont entouré la composition de l'ouvrage. D'autres, plus critiques, ont décrit Roberto Devereux comme « un Lucia sans airs ». De fait, la musique de cet opéra apparaît étroitement liée à l'action dramatique, d'une manière qui semble renouer avec celle que Donizetti avait précocement expérimentée dans Anna Bolena (1830)

 

Exemple musical le Final de Roberto Devereux

 

Stefano Secco-Mariella Devia- Beatrice Uria-Monzon-Alain Guingal

La dernière partition de la Trilogie Anglaise : un opéra  historique flamboyant nécessitant des voix puissantes.
 Prix 74 €
Départ 17 h Place de la Liberté Toulon.

 

Jeudi 10 novembre

Rencontre Forum FNAC Mayol Toulon 17 h 45

Entrée Libre

DU SINGSPIEL à L'OPERETTE

LE DIRECTEUR DE THEATRE

Bastienne souffre des infidélités de son Bastien.

Pour que son amoureux lui revienne, le magicien Colas lui conseille de feindre
l’indifférence.

Mozart avait douze ans lorsqu’il composa Bastien et Bastienne, petit opéra en un acte construit autour d’airs d’allure populaire, illustrant une

intrigue simple, toute empreinte du charme de l’enfance.


La création de Phi-Phi en 1918 marque un tournant dans l'histoire de l'opérette et le début d'une renaissance de la comédie. Truffée de calembours, de jeux de mots et soutenue par une partition étincelante, la pièce est une parodie antique nous contant les démêlés amoureux du grand sculpteur Phidias, de sa femme et d'Aspasie.

Phidias a reçu de l'Etat la commande d'un groupe symbolique représentant la Vertu et l'Amour. Estimant que la Vertu doit d'abord être aimable, il cherche un modèle dont l'aspect réponde à ses désirs. Il croit finalement l'avoir trouvé en la personne d'Aspasie, une jeune arpète qui cherche l'homme pouvant assurer son avenir... et qu'elle trouvera en la personne de Périclès !


Direction : Christophe Grappero
Mise en scène de Johanny Bert
Avec : Gilles Bugeaud, Emmanuelle Goizé, Christophe Grapperon, Olivier Hernandez, Lara Neumann, Antoine Sastre...

 

Der Schauspieldirektor, K. 486 (Le Directeur de théâtre) est un singspiel composé par Wolfgang Amadeus Mozart sur un livret allemand de Gottlieb Stephanie.

Mozart écrivit l'opéra pour une compétition musicale organisée le 7 février 1786 par l'empereur Joseph II au palais de Schönbrunn à Vienne. L'idée était d'opposer un singspiel allemand à un opéra italien. L'œuvre italienne était l'opera buffa Prima la musica, poi le parole (« D'abord la musique, ensuite les paroles ») d'Antonio Salieri.

On peut noter les traits communs de l'ouverture et de celle de l'opéra Le nozze di Figaro, qui fut composé à la même époque et créé quelques mois plus tard.

La partition ne comprend que quatre numéros (environ 30 minutes, y compris l'ouverture) entourés de nombreux dialogues parlés. Dans les productions actuelles, le texte est souvent entièrement réécrit.

L'intrigue de Der Schauspieldirektor repose principalement sur les démêlés d'un impresario qui a l'autorisation de monter une nouvelle troupe. Il fait passer une audition pour recruter les membres de la troupe, et doit faire face notamment aux rivalités entre Frau Herz et fraülein Silberklang dénommées les querelleuses prime donne (« Ich bin die erste Sängerin! »).

Partition manuscrite de Mozart

 

BASTIEN ET BASTIENNE

Bastien und Bastienne, K. 50 (Bastien et Bastienne en français) est un singspiel en un acte et sept tableaux de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), sur un livret de Friedrich Wilhelm Weiskern, Johann H. F. Müller et Johann Andreas Schachtner. Commande de Franz-Anton Mesmer, médecin fondateur de la théorie du magnétisme animal, l'œuvre fut créée le 1er octobre 1768 à son domicile de Vienne et ne semble pas avoir été rejouée avant le 2 octobre 1890 à l'Architektenhaus de Berlin.

Pièce d’inspiration populaire alternant chants et passages parlés, cette pastorale relate les amours tumultueuses d'une bergère, Bastienne, d'un berger, Bastien, entremêlées des fourberies du devin du village, Colas.

C’est en 1768, lors de son troisième voyage à Vienne en compagnie de son père Leopold, que Mozart, âgé de 12 ans seulement, compose l’opéra Bastien und Bastienne. Après la comédie latine Apollo et Hyacinthus composée à Salzburg l’année précédente, c’est déjà le second contact de l’enfant prodige avec l’opéra, un genre qu’il affectionne particulièrement. Entre Apollo et Hyacinthus et Bastien und Bastienne, il avait également entrepris la composition de La finta semplice qu’il ne terminera que plus tard.

Séduit par la charmante histoire d’amour de l’intermède Le Devin du village de Jean-Jacques Rousseau (dont il venait de voir une représentation au Burgtheater de Vienne), Mozart l’adapta pour l’opéra et composa Bastien und Bastienne comme une pièce bucolique dans le goût champêtre de l’époque, en réponse à une commande du docteur Franz Anton Mesmer, grand amateur de musique et riche mécène, qui la destine à son théâtre privé. Bastien und Bastienne y sera effectivement créé le 1er octobre 1768.

Malgré l'accueil favorable, cette représentation sera pourtant la seule avant plus d’un siècle : Bastien und Bastienne ne sera repris à Berlin qu’en octobre 1890 à la Architektenhaus, à Paris en 1900 et à New York en 1916. De nos jours, cette pièce est généralement montée dans les opéras dans des programmes destinés au jeune public.

L’œuvre de Jean-Jacques Rousseau dont s’inspire Mozart est un intermède (courte représentation entre les actes d’un opéra ou d’une pièce de théâtre) écrit en 1752 à Paris, et représenté pour la première fois le 18 octobre à Fontainebleau devant Louis XV. Ce court opéra qui connut un immense succès resta à l’affiche jusqu’en 1864 !

Cette popularité lui valut de donner lieu à plusieurs variantes. Après de nombreuses reprises à l’Académie royale de musique de Paris (pas moins de 544 représentations), la pièce fut adaptée par la troupe des « Italiens » : Harny de Guerville, Charles-Simon Favart et Justine Favart en tirèrent une parodie intitulée Les Amours de Bastien et Bastienne qu’ils donnèrent au Théâtre-Italien dès 1753. Les Favart transposent les personnages de Rousseau dans un milieu plus rustique et substituent aux mélodies originales des airs populaires.

C’est cette version qui fut programmée au Burgtheater de Vienne en 1755. Le livret en fut par la suite adapté et traduit en allemand par Friedrich Wilhelm Weiskern. C'est sur le livret de Weiskern que Mozart s’est appuyé pour composer Bastien und Bastienne

L’action est située dans un village de campagne.

Bastienne, jeune bergère, craint d’être délaissée par son « cher ami » Bastien, et décide de se retirer auprès de son troupeau. Alors qu’elle s’apprête à partir survient le magicien du village, Colas, au son des cornemuses. Bastienne le conjure de faire œuvre de ses pouvoirs magiques pour lui venir en aide. Colas la rassure : Bastien a certes en tête la « dame du manoir », mais n’est pas infidèle. Colas conseille donc à Bastienne de feindre l’indifférence et l’assure qu’ainsi Bastien reviendra à elle.

Entendant venir Bastien, Bastienne se cache. Ce dernier déclare à Colas son amour pour la bergère. Le magicien lui annonce alors qu’il est trop tard et que Bastienne a jeté son dévolu sur un autre. Comment regagner le cœur de Bastienne ? Dans une scène bouffonne de magie, Colas prononce une formule magique « Diggi, daggi, shurry, murry, horum, harum, lirum, larum, rowdy, mowdy, giri, gari, posito, besti, basti, saron froh, fatto, matto, quid pro quo. » La chose est sûre, Bastien retrouvera Bastienne.

Il part à sa recherche le cœur léger. Lorsqu’il la retrouve, celle-ci joue l’indifférence, si bien que Bastien menace de retourner auprès de la dame du manoir. Bastienne prétend pour sa part qu’elle trouvera facilement un autre ami en ville. Bastien évoquant son suicide, Bastienne lui rétorque « Amuse-toi bien », et lorsqu’il menace de se noyer, elle lui dit de bien profiter de son bain froid. Bastien finit par admettre qu’il est un piètre nageur.

L’amour faisant son office, le couple finalement réconcilié à l’évocation du temps passé est rejoint par Colas. Tous trois chantent leur joie dans le terzetto final « Kinder ! Kinder ! seht, nach Sturm und Regen ».

Après une courte intrada, le rideau s’ouvre sur la rase campagne où Bastienne se lamente, seule. Son amoureux, le beau et ténébreux Bastien la délaisse, ce qui menace de la faire mourir de chagrin (n°1 – air). La solitude est décidément bien trop pesante pour la pauvre Bastienne qui se fend d’un deuxième air pour nous le rappeler (n°2 – air). Sur un délicieux prélude (n°3), descend de la colline le rebouteux du village, Colas qui joue de la cornemuse. Il nous explique en aparté qu’il est capable, par quelques sorts maudits, de rendre le sourire à la pauvre petite (n°4 – air). En quelques mots, Bastienne fait au sorcier la genèse de ses malheurs et demande qu’il fasse intervenir ses pouvoirs surnaturels pour remédier à son chagrin. Colas lui explique que Bastien n’est pas infidèle, mais que les présents de quelques belles lui auront fait temporairement tourner la tête. Bastienne est coite, elle s’étonne de l’inconstance de Bastien, elle qui l’a toujours couvert de cadeaux, elle se remémore les premières heures de leur amour en des paroles pleines de miel des alpes et de lubricité sous-jacente (« Lorsque Bastien en guise de badinage, venait m’arracher une fleurette ») (n°5 – air). Colas lui répond que tout cela est bien beau, mais que la châtelaine a d’autres moyens pour attirer Bastien dans ses filets. Bastienne explose et oppose sa vertu aux manigances de la belle (n°6 – air). Attendri par tant de niaiserie, Colas explique à Bastienne qu’elle doit se comporter en véritable vamp et faire comme si Bastien était le dernier des hommes, ainsi l’inconstant reviendra. Bastienne dit qu’elle fera de son mieux et s’en va en pleurnichant (n°7 – duo). Entre Bastien qui déclare à Colas qu’il est blasé de l’or et que seul le visage de sa tendre Bastienne lui inspire quelque amour (n°8 – air). Cruel, Colas annonce à Bastien qu’il est trop tard et que Bastienne a fait une croix sur lui. Bastien n’en croit pas un mot : « Lorsque ma bouche lui dit qu’elle est mignonne, pour sûr elle me trouve beau » (n°9 – air). Mais le sorcier est convaincant et Bastien prend peur : il prie le rebouteux de trouver une solution. Colas sort son livre de magie et entonne une invocation mystérieuse en un langage obscur (« Diggi, daggy, schurry, murry ») (n°10 – air). Colas explique à Bastien que tout est rentré dans l’ordre à présent et qu’il lui suffira d’être constant pour que Bastienne l’aime plus chaque jour que Dieu fait. Bastien chante son bonheur (n°11 – air). Entre Bastienne qui, aux cajoleries de Bastien, répond par une indifférence réfrigérante, elle lui déclare abruptement qu’il n’est plus son Bastien (n°12 – air). Celui-ci est vert de rage et menace de se rendre au château et de s’offrir tout entier aux caresses de la vieille (n°13 – air). Bastienne à son tour déclare qu’elle trouvera bien quelque galant à son goût et qu’elle l’épousera sans tarder. Bastien menace de se pendre, puis de se noyer (n°14 – récitatif). Dans un dernier duo plein de tempête, les deux amants s’envoient des injures à la figure, puis se rendent compte que tout compte fait, il se plaisent bien (n°15). Apparaît Colas qui unit leurs mains et tout est bien qui finit bien : « Soyons gais, soyons gais ! Célébrons les pouvoirs magiques » (n°16 – trio).

 

Bastien et Bastienne extrait partie 1

Bastien Bastienne partie 2

PHI-PHI

Henri Christiné

 

 


   



Inscriptions 04 94 48 62 75 eweismann@hotmail.fr

Châteauvallon
8,9 et 10 décembre
Une flûte enchantée

Cette « flûte enchantée » sera loin d’être celle que l’on peut entendre habituellement. La panoplie habituelle scénique et tout le symbolisme féerique ne feront pas partie du voyage. Confiant la transcription musicale à Franck Krawczyk, le Londonien Peter Brook a « librement » adapté le livret d’Emanuel Shikaneder, comme il l’avait fait avec sa « Tragédie de Carmen » et ses « Impressions de Pelléas ».

Mozart

 

  

Peter Brook

15 €


dimanche 11 décembre16 h

Théâtre Liberté Toulon

Phi-Phi

20 €


Nouvelle production
La joie de vivre de l'opérette française
Christiné

C'est une gamine charmante Bourvil extrait musical

1918. La France sort à peine d'un cauchemar qui a duré quatre années. Gustave Quinson est alors directeur de plusieurs théâtres dont le minuscule théâtre de l'Abri installé dans la cave d'un immeuble en pierres de taille, ce qui avait permis pendant les hostilités de braver les obus de la " grosse Bertha ". Pour succéder à une revue de Lucien Boyer et Albert Willemetz, Quinson demande à ce dernier de lui préparer " quelque chose ".

Willemetz propose trois petits actes qu'il avait écrits sur une idée de Fabien Sollar, le directeur du " Rire " et de " Fantasio ". Quinson trouva l'histoire un peu mince et suggéra de la faire mettre en musique.

Willemetz contacta Christiné et l'on se mit au travail. Quinson, qui était également directeur des Bouffes-Parisiens, se trouva brusquement sans spectacle pour ce théâtre. Il proposa à Willemetz et Christiné de monter sur cette scène l'ouvrage qu'ils préparaient.

On ajouta quelques modèles, quelques musiciens, on agrandit le décor, on étoffa la partition et Phi-Phi débuta sa carrière aux Bouffes, non le 11 novembre 1918 comme prévu mais le douze pour " cause de victoire ". Le succès ne fut pas immédiat, car les Parisiens, tout à la joie de la paix retrouvée, se défoulaient plutôt dans la rue. Mais petit à petit le succès se dessina et dès le mois de mars 1919, le théâtre ne désemplissait plus.
L’opérette française, en déclin depuis plusieurs décennies, retrouvait avec Phi-Phi une nouvelle vigueur et se renouvelait enfin. La musique se composait de chansons et de quelques ensembles très simples et adoptait les danses à la mode : fox-trot, one step,... Peu de chanteurs, peu de musiciens, quelques choristes-danseuses, souvent un seul décor, ce qui permettait aux ouvrages de s’installer sur de petites scènes. Ce nouveau genre, qui débutait avec Phi-Phi, allait se maintenir tout au long des années vingt.

Phi-Phi se joua pendant 3 ans de suite pour la première série. Les rôles changèrent parfois de titulaires. C'est ainsi que dans le celui de Phi-Phi, on remarqua après Urban, Hemdey, Portal et Harry Mass ; dans celui de Le Pirée, après Dréan, Seylis, Kerny, Serjius et Tramel ; dans celui d'Aspasie, après Alice Cocéa, Clara Tambour, Germaine Kym et Jane Ader ; Alice Bonheur chanta Mme Phidias après Pierrette Madd et Norbert Foissy, Ardimédon après Ferréal. Phi-Phi fit son tour de France et partit à la conquête de l'étranger.

Albert Willemetz estimait, vers 1955, que l'ouvrage avait atteint dans le monde le chiffre de 40 000 représentations.

L'action se passe dans l'atelier de Phidias, 600 ans avant Jésus-Christ.

Acte I : Le grand sculpteur Phidias, dit Phi-Phi, a reçu de l'Etat la commande d'un groupe représentant " L’amour et la Vertu fondent le Bonheur Domestique ". Comme modèle pour figurer " la Vertu ", il choisit Aspasie, une " gamine charmante " qu'il a rencontrée dans les rues d'Athènes. La jeune fille vient lui rendre visite. Il la trouve tellement attirante qu'il s’empresse de lui faire une cour empressée, très empressée même. Voulant se défendre avec son ombrelle, Aspasie fait tomber les bras de la " Vénus de Milo ", puis la tête de la " Victoire de Samothrace " !
Madame Phidias survient. Jalouse non sans raison, elle fait des remarques désobligeantes à son mari et à Aspasie qui se retire bientôt. Restée seule avec Le Pirée, secrétaire, serviteur et confident de son époux, Madame Phidias, épouse fidèle, lui raconte comment elle a éconduit un beau jeune homme qui l'importunait de ses assiduités. Ce beau jeune homme, qui n’est autre que le Prince Ardimédon, arrive à son tour. Gênée, Madame Phidias laisse Le Pirée seul avec le Prince. Mis en présence de Phi-Phi, ce dernier l’engage comme modèle pour symboliser " L’Amour ".

Acte II : Périclès, le maître de la Grèce, vient rendre visite à son sculpteur favori. En l’absence de Phi-Phi, il fait la connaissance d’Aspasie, qui arrive fort à propos. Périclès est à son tour conquis par cette délicieuse enfant. Sortie de Périclès, retour de Mme Phidias. Elle a tôt fait de congédier Aspasie en lui annonçant que son époux a renoncé à la prendre comme modèle. Madame Phidias estime que personne ne peut mieux qu’elle représenter " La Vertu ". Bon gré, mal gré Phi-Phi se résout à prendre sa femme comme modèle. La jeune femme prend alors la pose auprès d'Ardimédon. Le sculpteur trouve qu’ils manquent de naturel. Phidias étant appelé à l’extérieur, le Prince reste seul avec sa vertueuse partenaire qu’il n’a pas trop de mal à entraîner dans la chambre voisine.

Acte III : Le lendemain, dans son atelier, Phi-Phi surprend Ardimédon et sa femme dans les bras l'un de l'autre. Il les félicite d'avoir su trouver la pose idéale, et se met fiévreusement au travail, tout en s’étonnant que son épouse ne lui ait pas, comme d’habitude, demandé où il avait passé la nuit. Mais voici Aspasie, Aspasie qui apprend au sculpteur qu’elle vient d’épouser Périclès, ce qui ne l’empêchera pas de poursuivre avec Phi-Phi une liaison qui s’est concrétisée la nuit précédente. Entrée de Périclès qui exige qu’Aspasie fasse partie du groupe de modèles. Qu’à cela ne tienne. Elle sera " L’Economie " et l’œuvre s’intitulera : " L’Amour et la Vertu, aidés par l’Economie, fondent le bonheur conjugal ". Tout est bien qui finit bien dans cette histoire d’une haute moralité.


Dimanche 15 janvier

Auditorium du Pharo Marseille


CONCERT SYMPHONIQUE
Piano Jean François Heisser

Un des meilleurs pianistes actuels

direction Claude Schnitzler
Henri Rabaud la Procession nocturne
Saint-Saëns 5° concerto pour piano et orchestre dit « l’Egyptien »
Bizet Symphonie en Ut,
Prix 42 € départ  14 h 30 Place de la Liberté Toulon

exemple musical "Concerto pour piano l'Egyptien" premier mouvement

Mardi 19 décembre 17 h 30

FOYER CAMPRA OPERA DE TOULON

OPERAVENIR/PROM'OPERA

 

CONFERENCE

SUR LA BOHEME DE PUCCINI

Le Vérisme réhabilité!

par

Jean François Principiano (Guy Verdier)

Comme le néoréalisme a permis le renouveau du cinéma italien d’après-guerre, le vérisme, version transalpine du naturalisme français, a su apporter un nouveau souffle à l’opéra italien de la fin d’un XIXe siècle partagé entre romantisme, symbolisme et naturalisme. Et c’est bien cette modernité que Giacomo Puccini recherche quand, pour La Bohème, il fait appel aux librettistes Giuseppe Giacosa et Luigi Illica, tous deux issus de la Scapigliatura milanaise, une mouvance littéraire qui, depuis les années 1860, trouve en son existence pauvre et bohème le terreau d’un réalisme qui préfère les péripéties du quotidien aux tragédies antiques, le parler simple aux envolées lyriques, le sort des petites gens au destin des grandes familles. Leur collaboration, fructueuse, se poursuivra avec Tosca en 1900 et Madama Butterfly en 1904.
Pour autant, La Bohème n’a rien de ces drames sociaux qu’affectionnait le vérisme, ne s’insurge pas contre les injustices qui frappent les plus démunis, mais dépeint avec humour et tendresse un petit cercle d’artistes que Balzac définit si bien dans Un prince de la Bohème : « La Bohème n’a rien et vit de ce qu’elle a. L’espérance est sa religion. La foi en soi-même est son code. La charité passe pour être son budget ». Ces jeunes gens, cette vie de misère et d’ambition, Puccini les connaissait bien, il lui suffisait de relire son petit calepin, qu’il avait titré La Vie de bohème, et dans lequel il griffonnait en 1882 : « Ma chambre est très, très froide et il me faudrait un peu de feu. Je n’ai pas d’argent ».
Le secret de La Bohème, cette intense poésie qui nappe un quotidien qui pourrait être sinistre, cette extrême émotion qui s’empare avec douceur des amants aux instants les plus tragiques de leur histoire, cet amusement complice qui accompagne les personnages pour alléger leurs épreuves et absoudre leurs frasques, tient au regard que Puccini porte sur sa jeunesse. La mémoire a le don d’abraser les aspérités. L’oeuvre, ses airs poignants comme ses anecdotes pittoresques, cède à cette nostalgie du temps perdu.
Une nostalgie que devait partager Claude Debussy lorsque, au terme de presque dix ans passés dans le quartier Saint-Lazare en compagnie de sa petite « Gaby aux yeux verts », il écrivit à propos de cet opéra : « Je ne vois personne qui ait décrit le Paris de cette époque aussi bien que Puccini dans La Bohème ».
Sous les toits enneigés d’un Paris de la fin du XIXe siècle saisi par le froid, Rodolphe le poète, Marcel le peintre, Colline le philosophe et Schaunard le musicien partagent amitié et misère. Pourtant ils ne cèdent pas au désespoir, ni même à la mélancolie. Il y a trop à vivre, à fêter, aimer, pour se soucier de l’avenir. Aimer surtout, comme cette Mimi, brodeuse chétive surgie de nulle part, venant se lover dans les bras de Rodolphe. Comme cette Musette, renonçant au triste confort que lui offrait un vieux bourgeois pour revenir à la fantaisie de Marcel qu’elle avait quitté.
Nostalgique de ses débuts difficiles, Giacomo Puccini dépeint cette vie de bohème avec tendresse. De répliques courtes, piquantes, servies par une musique vive et légère, à l’émotion de ses duos amoureux dans lesquels il excelle, jusqu’au drame final où la passion se voile de larmes et l’amitié devient grave, le compositeur fait de La Bohème un hymneà l’insouciance de la jeunesse. Miséreux aux poches pleines de rêves, compagnons d’infortune à la dispendieuse générosité, viveurs au coeur tendre, ses artistes se brûlent au feu de l’instant. Avec une poignante sincérité.
 
La Bohême Murger et Puccini conférence de Yves Stalloni pour Operavenir en 2003
 
«Le théâtre est le cadre du conventionnalisme ; tout, dans le théâtre, est conventionnel, des décors aux lumières d’avant-scène, en passant par les personnages qui déambulent sur scène, soutenus par des fi ls, comme des marionnettes. [...] Il a même été juré que le théâtre perdrait sa raison d’être le jour où il cesserait d’être un mensonge passionnant, destiné à consoler la nuit des spectateurs attristés par les réalités de la journée.
Quant à moi, j’espère voir au théâtre des hommes en chair et en os en prise à la réalité, [...] sans faussetés. J’espère que nous nous débarrasserons des personnages fi ctifs étant de simples incarnations conventionnelles de la vertu et du vice, qui n’ont aucune valeur comme documents humains. J’espère que le milieu dans lequel évoluent les personnages déterminera leur conduite et que les personnages agiront suivant la logique des faits combinée à la logique de leur propre tempérament. J’espère que rien ne nous sera caché, que rien ne sera escamoté, et qu’il n’y aura aucun de ces coups de baguette magique qui, à la dernière minute, viendra changer les choses et les personnes. J’espère qu’aucune histoire inacceptable ne nous sera jamais plus racontée, que les observations justes ne seront plus remplacées par des incidents romanesques recherchant des effets. J’espère que les recettes connues, les formules trop utilisées, les larmes et les rires faciles seront abandonnés. J’espère qu’une oeuvre dramatique, enfi n libérée de toute déclamation, de grandes phrases et de grands sentiments, ait la haute moralité de la vérité.»
Emile Zola Le naturalisme au théâtre (1881)

 

 

Samedi 21 janvier

GEORGES COURTELINE

AMOUR NOIR 

TROIS PIECES « NOIRES » EN UN ACTE.
La Criée de Marseille et le Musée d'Histoire de Marseille

L'HISTOIRE Courteline, amour noir est un spectacle constitué de trois pièces relatives à "la vie de couple" : La Peur des coups, La Paix chez soi, Les Boulingrin.

Ces trois courtes pièces mettent en scène un lâche avec une épouse trop belle, un littérateur minable et mesquin avec une petite femme rouée, un couple haineux qui passe son temps à se déchirer et à déchirer son invité jusqu'à la terrible explosion finale, résolument dévastatrice.

CE QU'ILS EN DISENT Courteline ne combine pas d'intrigues. Le quiproquo lui est étranger. Il n'a aucune disposition pour la "machine bien faite" à la Labiche ou à la Feydeau, pour ne citer que les plus connus. Ce n'est pas un charpentier. Courteline fait court. Il écrit donc des "saynètes".

Ses sujets ne comportent pas de développement. Il ne complique pas. Si bien que ce fils de vaudevilliste va aller contre la tradition comique du temps et écrire ce qui se situe à l'opposé du vaudeville : la "tranche de vie".

Cruelle, féroce, réaliste, "quotidienne".

 

C'est toujours court, une tranche de vie, et c'est souvent cruel et féroce : son auteur veut frapper vite et fort. Il n'a pas le temps.

Et Courteline, avec ces trois pièces que je propose, va exceller à mettre en jeu, avec rapidité et grand mouvement, des rapports hommes-femmes particulièrement "vrais", particulièrement sombres, situés bien en dessous du médiocre. Personnages teigneux, sans amour véritable. Toujours proches de la vie ordinaire, de "notre" propre vie, à la différence des vaudevilles de Feydeau dans lesquels nous ne nous reconnaissons jamais. On se reconnaît chez Courteline.

Le miroir qu'il nous tend est peu déformant. Courteline est un pessimiste, bien entendu. Un pessimiste pourvu d'un don d'observation aussi aigu que celui de Labiche, autre grand pessimiste. Ce pourrait être du Henry Becque, mais cela n'en est pas pour une simple et bonne raison : c'est drôle. Très drôle. La forte intensité comique de ces "saynètes" est terrible, surréelle. On n'avait jamais vu sur scène de telles farces, et on n'en verra jamais plus. Jean-Louis Benoit

 

Toute la saveur de trois pièces en un acte des descriptions au vitriol de la société bourgeoise de la Troisième République : ses faiblesses, ses hypocrisies, ses lâchetés.

Une  peinture acide du petit monde de Georges Courteline.

Nouvelle production du Théâtre de la Criée. Mise en scène Jean Louis Benoit
Découverte du Musée de l’Histoire de Marseille de la Bourse

 

A côté du jardin des Vestiges, le musée d'Histoire de Marseille présente l'histoire de Marseille sous trois angles: les anciennes salles qui évoquent les origines grecques, la salle de l'Antiquité tardive et la salle Louis XIV retraçant l'histoire de Marseille à cette période-là.

Gyptis et Protis

Fondation de Marseille


37 € Départ 14 h 30 Pl de la Liberté Toulon

Jeudi 26 janvier 17h 45

Forum FNAC de Toulon  

 

LOHENGRIN

Wagner

présentation Odile Steller

Exemple musical In fernem Land Jonas Kaufmann

 

Lohengrin est composé entre 1846 et 1848, au même moment où Schumann compose Genoveva: on peut donc estimer les deux partitions comme deux opéras du romantisme absolu où s'expose la théorie de l'amour et de la réalisation humaine chez les deux auteurs. Les deux ouvrages pâtiront des révolutions de 1848 et ne seront créés qu'en 1850, le 28 août à Weimar concernant Lohengrin au Hof-Theater sous la direction de Franz Liszt. Quelle vision Lohengrin transmet-elle du projet artistique de Wagner et de sa conception de l'amour entre deux êtres?

Lohengrin, dernier opéra romantique de Wagner, brosse le portrait de l'élu, charismatique mais coupé du monde humain, divin mais imparfait dans sa relation avec les mortels. Pour Wagner, c'est la représentation éloquente de la tragédie de l'artiste, écartelé entre le monde idéal et le monde terrestre, entre le Graal et la politique. S'il rejoint à la fin de l'ouvrage le royaume de Montsalvat et sa lumière pure, Lohengrin vit cependant un échec. Il n'a pas pu se faire aimer des hommes. Plutôt être compris qu'être admiré. Comme Wagner, auteur de l'avenir, souhaite se faire aimer du public.
Chevalier du Graal donc être immortel, Lohengrin secourt Elsa von Brabant, contestée politiquement par l'odieuse Ortrud, magicienne noire et envieuse; le chevalier agit, s'engage, prend des risques pour que le bien et la justice soient rendus à qui de droit. La vision de Wagner est dans l'action et n'a que faire du principe esthétique absolu de "l'art pour l'art".

Il s'agit bien pour le compositeur de rester en relation avec son époque et de défendre un art mortel. On peut  reprocher à Elsa de manquer de confiance en elle pour être digne de l'amour du chevalier qui lui demande une confiance absolue, en lui, dans ses sentiments qu'il éprouve pour elle. Une confiance au delà de toute rationalité et de toute raison: un serment où l'intuition et le sentiment prime. Mais on peut aussi reprocher à Lohengrin, la monstrueuse demande dictée à Elsa si elle souhaite être digne de cet amour: "tu ne me demanderas jamais mon nom, qui je suis et d'où je viens"... m'aimer tel que je suis, là et maintenant... Qui peut accepter un tel amour? Aveuglement.
Il était venu (annoncé de ce fait) avec un cygne, il repart avec une colombe: la vision change; elle scelle l'incommunicabilité entre les deux univers. Le cygne était, aboutissement de la magie d'Ortrud, un symbole de passage et de médiation entre le divin et l'humain; la colombe incarne la transcendance et le monde suprahumain.
Lohengrin avant la Tétralogie (et surtout La Walkyrie) souligne cette période cruciale dans la vie de Wagner où lecteur de Shopenhauer (1854), le compositeur a le choc du réalisme tragique de l'existence, d'autant plus vécu par l'artiste, habité par la nécessité vitale de créer et de se faire comprendre voire aimer en retour... Sur terre, rien n'est possible: ni l'accomplissement terrestre de l'auteur en quête de compréhension, ni la réalisation de l'amour qui né du désir, ne produit que désillusion, dépit, échec, destruction... et solitude dans le cas du Chevalier qui retourne à la sphère divine dont il est issu.

extrait du Lohengrin de Hans Neuerfels

Une critique intelligente du dernier Lohengrin à Bayreuth dans la splendide mise en scéne de Hans Neuenfels ou pour en finir avec les traditionnalistes

Vendredi 27 janvier 20h et dimanche 29 15 h

Châteauvallon

Hamlet

William Shakespeare

 



  David Bobee

« Faire de Hamlet un spectacle populaire, loin de toute démagogie. Raconter cette histoire simplement tout en multipliant les angles de lecture. Un spectacle très visuel, porté par la nouvelle traduction nerveuse de Pascal Collin. Une distribution belle dans sa diversité. Diversité des disciplines : théâtre, danse, cirque ; diversité des couleurs : black, blanc, beur ; des origines : anglaise, congolaise, hondurienne, française, algérienne ; diversité des corps.
Une lumière ciselant l'obscurité, dorée comme du venin ou, au contraire, une lumière crue de chambre froide, exposant les corps des vivants et des morts en toute cruauté. Une musique post rock, composée de nappes sombres fouettées par les mots de Shakespeare.
Et pas de crâne dans la main d'Hamlet, surtout pas de crâne, juste quelques fragments d'os, un crâne explosé et exposé dont il ne reste rien. Pas de romantisme. Une vanité oui mais, du XXIe siècle, donc violente et fragmentaire. » (David Bobee)

15 €

Documentation compléte sur Hamlet

 

 

Lundi 30 janvier 2012 19 h

Hotel All Seasons de Toulon

L'EVOLUTION DES GOUTS DU PUBLIC DES MELOMANES ET

ANALYSE SOCIOLOGIQUE DES PROGRAMMES DES CONCERTS

ou

PETITE HISTOIRE DE LA MUSIQUE A TOULON

conférence - projection

Jean françois Principiano

 

 

Kiosque à musique Kees Van Dongen

 

Mardi 7 février

Palais Neptune de Toulon

Classique du  Festival de Musique

Récital de Piano
Nicolaï Lugansky

Etude d'exécution transcendantale N° 10 Liszt

 

Nikolaï Louganski (en russe : Николай Луганский) est un pianiste russe, né à Moscou le 26 avril 1972.

Fils de deux scientifiques russes, il commence l'étude du piano à l'âge de 5 ans. À 7 ans, il entre à l'école centrale de musique de Moscou, où il étudiera pendant 5 ans avec Tatiana Kestner, puis pendant 9 ans avec Tatiana Nikolaïeva, jusqu'au décès en 1993 de celle-ci.

Il finit alors ses études au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou sous la direction de Sergueï Dorenski. En 1988, il remporte la médaille d'argent du 8e Concours International Bach de Leipzig ; puis en 1990, le second prix du Concours Rachmaninov de Moscou.

Lors de l'académie d'été du Mozarteum de Salzbourg de 1992, il se voit décerné un prix spécial de « meilleur pianiste ».

En 1994, il remporte le second prix du presExemple musical:Liszt etude d'exécution transcendantale Liszttigieux Concours international Tchaïkovski de Moscou (cette année là aucun premier prix n'est accordé).

Nikolaï Louganski est aussi un joueur d'échecs émérite.

Sa technique exceptionnelle, son jeu léger et délicat sont unanimement salués


Brahms, Chopin, Liszt

24 €

Vendredi 10 février

Opéra de Toulon TPM

Renaud Capuçon
Serge Baudo

 


Beethoven Concerto pour violon
Sibelius Pelléas et Mélisande
Prokofiev Symphonie Classique

 

Renaud Capuçon exemple musical

Jeudi 16 février

FORUM FNAC DE TOULON 17 h 45

 

SE TROUVER

Luigi Pirandello

Après la formidable réussite des Justes, Stanislas Nordey met en scène pour la première fois Pirandello. Il retrouve au centre de l’oeuvre un personnage de femme délicate, complexe, engagée, comme il les affectionne.

Une célèbre actrice de théâtre, à l’occasion d’une villégiature chez une amie d’enfance, est violemment confrontée à ses fantômes. Donata Genzi, dispersée en de multiples personnages, n’arrive plus à être elle-même, ni même à être ; pour se trouver, elle tente une autre aventure sentimentale et fuit le théâtre. Mais elle ne se réalise pas plus dans la vie que dans son métier…
Pièce bouleversante, Se Trouver est le chaînon intermédiaire entre ces deux sommets du théâtre de Pirandello que sont Six personnages en quête d’auteur et Les géants de la montagne.

Luigi Pirandello
Né en Sicile en 1867, il a écrit nombreux romans, mais il est surtout connu pour son oeuvre dramaturgique. Le 10 décembre 1934, il reçoit à Stockholm le prix Nobel de littérature « pour son renouvellement hardi et ingénieux de l’art du drame et de la scène ». Le théâtre de Luigi Pirandello porte une réflexion sur la vérité, la théâtralité et l’absurdité de la vie.

Emmanuelle Béart

 

 

OPERA CORUM de Montpellier
Dimanche 18 mars
EINSTEIN ON THE BEACH

Création Mondiale
Phil Glass-Bob Wilson-Lucinda Childs

Einstein on the Beach  lança la carrière internationale de ses auteurs, le compositeur Philip Glass et le metteur en scène Robert Wilson. Sa création au Festival d’Avignon, en 1976, fut un choc pour le monde musical. Le critique du Wall Street Journal écrivait : " Einstein envoie l'auditoire dans un état d'euphorie méditatif... C'est parmi les plus significatifs accomplissements de théâtre musical de toute la période post seconde guerre mondiale".

Avec la participation de Montpellier Danse

exemple musical

Largement considérée comme l’une des plus grandes réalisations artistiques du XXème siècle, cette oeuvre exceptionnelle a véritablement lancé le succès international de son metteur en scène Robert Wilson et de son compositeur Philip Glass lors de la première au Festival d’Avignon en 1976.

Elle est toujours reconnue comme l’un de leurs plus grands chefs-d’oeuvre.

Aujourd’hui près de quatre décennies après la création et vingt ans après la dernière production, Einstein on the Beach est repris permettant ainsi à un nouveau public et à une génération complètement renouvelée de découvrir cette oeuvre pionnière.

Dès le début de leur collaboration, Glass et Wilson décidèrent de ne pas apporter d'histoire linéaire à Einstein. Leur objectif était plutôt d'incorporer des symboles liés à la vie d'Einstein, au travers de la mise en scène, des personnages, des textes et de la musique. Par exemple, le premier Knee Play se compose de musique jouée à l'orgue et de nombres répétés par les récitants. Philip Glass explique qu'au départ, ces nombres étaient là simplement pour offrir un texte repère aux récitants, en attendant les textes finaux. Ils furent finalement conservés car ils symbolisaient bien les aspects mathématiques et scientifiques liés à Einstein.

Les thèmes développés font référence à la théorie de la relativité, à la théorie des champs de force unifiés, à l'arme nucléaire ou encore à la radio grandes ondes.

L'opéra se compose de neuf scènes d'environ vingt minutes séparées par des Knee Play. Cinq d'entre eux structurent l'opéra en quatre actes. Pour Philip Glass, un Knee Play est un interlude reliant deux actes et d'une certaine façon, ressemble au genou de l'anatomie humaine (Knee = Genou). Les Knee Play jouaient également le rôle d'entractes durant lesquels la scène pouvait être réorganisée en vue du tableau suivant. Ces interludes n'en restent pas moins des pièces musicales importantes, encore jouées de nos jours, indépendamment de l'opéra tout entier.

L'exécution de l'opéra nécessite deux femmes, un homme et un enfant pour les rôles récités (dans la version de Wilson), un chœur de 16 personnes (sopranos, altos, ténors et basses) avec une importante contribution soliste du soprano et une partie plus petite pour le ténor, une flûte (doublée d'un piccolo et d'une clarinette basse), un saxophone soprano (doublé d'une flûte), un saxophone ténor (doublé d'un saxophone alto), un violon solo et deux orgues/synthétiseurs. L'orchestration était à l'origine prévue pour les cinq membres du Philip Glass Ensemble, auquel s'ajoutait un violon solo.


Départ 7h Pl de la Liberté de Toulon
Prix spécial découverte
79 euros (l’association prend en charge une partie du transport)

 

 

 

Lundi 26 mars 17h 45

FORUM FNAC TOULON 17h 45

Le BARBIER DE SEVILLE

Le charme de l'opéra italien

Rossini

exemple musical

 

 

la fameuse interprétation de Luigi Alva "Ecco ridente in cielo"

la version de Juan Diego Flores en 2007

L'ut final somptueux de Kraus

version historique de 1926 de Tito Schipa

une curiosité en russe Ivan Kozlsovsky

Séville au XVIIIème siècle. Figaro, barbier de son état, aide le comte Almaviva à gagner le coeur de la belle Rosine,également convoitée par le docteur Bartolo. Armé d'un charme et d'une ingéniosité sans pareils, Figaro déclenche un enchaînement de supercheries, quiproquos et confusions...

Le comte Almaviva, lassé des amours sans lendemain de la cour, s'éprend de Rosine une jeune fille qui malheureusement est destinée à épouser son vieux tuteur Bartholo. Alors qu'il se cache sous ses fenêtres pour l'apercevoir, le comte tombe nez à nez sur son ancien valet Figaro devenu barbier chez Bartholo.  L'astucieux barbier accepte de venir en aide à son ancien maître pour lui permettre d'approcher la belle Rosine, cloîtrée par son jaloux de tuteur. Grâce à quelques ruses, lettres secrètes et déguisements, le comte parviendra à ses fins et épousera Rosine au nez et à la barbe de Bartholo.

Le Barbier de Séville est la première pièce d'une trilogie dramatique composée également du Mariage de Figaro et de La mère coupable que je vous présenterai prochainement.

Rien n'est plus banal que l'intrigue du Barbier de Séville et dans sa préface Beaumarchais vante la simplicité de son "plan". Quoi de plus simple en effet: un vieillard veut épouser sa pupille qui se laisse charmer par un jeune inconnu. L'intervention d'un valet astucieux va arranger toute l'affaire grâce à de nombreuses ruses. Le motif est connu surtout au travers des pièces de Molière et en particulier L'École des femmes dont l'intrigue est très proche.

L'originalité de Beaumarchais se trouve ailleurs et tout d'abord dans ce décalage plus ou moins flagrant entre les personnages et la tradition dont ils s'inspirent. Une certaine ambiguïté entoure les personnages beaucoup moins caricaturaux et plus complexes que dans d'autres comédies. Bartholo, loin d'être un cocu ridicule et stupide, est un personnage plus sombre et calculateur même s'il se laisse prendre au jeu des déguisements. Figaro, qui n'est plus le valet du comte, est une sorte de picaro touche à tout et sans attache. Almaviva est un jeune homme amoureux mais aussi un noble à l'ego fier. Aucun personnage n'est totalement "lisse" et vont évoluer au cours de la trilogie. Cette évolution ne concerne pas seulement les personnages mais également les intrigues qui basculent peu à peu dans le drame.

Jeudi 5 avril

Grand Théâtre de Provence Aix en Provence

L’Europa Galante et
Fabio Biondi

 

 

exemple musical Vivaldi

Musique italienne de l’époque de Mozart

Départ 18 h pl. de la Liberté de Toulon
1° cat 57 €
2°cat 53

13 et 14 avril 20h30

Châteauvallon

L’Eveil du Printemps

 


Frank Wedekind
Omar Porras

Une réflexion sur les inquiétudes et les espoirs de la jeunesse

 

Cinq jeunes filles et jeunes gens éprouvent les premiers émois adolescents : l’amitié ambiguë, la transformation des corps, la sexualité qui fascine, fait peur, la liberté, les rêves avortés, les contraintes d’une éducation trop stricte, le joug de la religion…

Angoisses et troubles de cet âge qu’on prétend radieux mais qui se heurte trop souvent aux silences et mensonges obstinés des maîtres ou parents.

Nul jugement cependant : l’auteur dresse un état des lieux presque clinique mais surtout très poétique des rapports éducatifs si malaisés.
Brecht et Freud, en leur temps, ont écrit leur admiration à propos de ce conte tragique de Frank Wedekind.

On ne saurait s’en étonner, puisque leurs préoccupations communes et respectives étaient de contribuer à l’étude de l’Homme, par le biais de l’art et de la science confondus. La pièce fut éditée en 1891 mais malgré l’apparente différence de contexte et de civilisation, les choses n’ont pas vraiment évolué de nos jours.
Après l’icône politique et militaire du libertador Simón Bólivar, mise en scène la saison dernière, Omar Porras trouve en Wedekind (qui fut considéré comme le chef de file de l’expressionnisme dramatique) un allié pour dépeindre, de manière énergique, organique, cette lutte incessante que se livrent Vie et Mort.


texte Frank Wedekind, mise en scène Omar Porras, compositeur et direction musicale Luis Naon, traduction et adaptation Marco Sabbatini et Omar Porras, assistant à la mise en scène Jean-Baptiste Arnal, assistant direction musicale Alessandro Ratoci, interprétation (en cours), scénographie Amélie Kiritzé-Topor, perruques et maquillage Véronique Nguyen, accessoires Laurent Boulanger, direction technique Olivier Lorétan, création son Emmanuel Nappey, création lumière Mathias Roche, habilleuse Marucha Castillo. Production Teatro Malandro à Genève, avec l’appui de la Ville de Genève, de la République et du Canton de Genève, de la Commune de Meyrin, de Pro Helvetia Fondation Suisse pour la Culture, de la Fondation Meyrinoise pour la Promotion Culturele Sportive et Sociale.
Le Teatro Malandro est en résidence au Théâtre Forum Meyrin.

15€

Foyer Campra Opera de Toulon

Samedi 5 mai

OTELLO

de Verdi 

exemple musical Maria Callas "Ave Maria"

Shakespeare Verdi et les autres....La musique romantique redécouvre le théâtre élisabethain

Le 22 mai 1873, l’écrivain Alessandro Manzoni meurt. Il est un des symboles littéraires majeurs du Risorgimento et du romantisme italien. Verdi lui dédie la Messa da Requiem, et le conseil municipal de Milan accepte de décréter des cérémonies solennelles pour le premier anniversaire de sa mort.
Un des conseillers s’est particulièrement rangé à la requête de Verdi : Arrigo Boito.

A la fin d’octobre, Escudier et du Locle font savoir au compositeur que l’Opéra de Paris, rue Le  Peletier, vient d’être détruit par un incendie. Verdi s’en afflige.
L’année d’après, bon contribuable, Verdi entre au Sénat.

Débute une période de voyages artistiques en Europe, Requiem et Aïda à Paris (1875-1876), puis des visites en Allemagne, Hollande et Belgique.
En 1878, Victor-Emmanuel, Pie IX et Solera meurent, « Ils meurent tous, tous! » s’angoisse Verdi.

Au milieu de l’année 1879, Franco Faccio, directeur de la Scala, emmène Boito chez Verdi, et trois jours après, le compositeur a entre les mains une esquisse d’Othello.
Mais Verdi n’est pas encore prêt pour composer un nouvel opéra. Ricordi lui propose donc de retoucher Simon Boccanegra.
Tant d’endroits vont être modifiés, que l’opéra est entièrement remis à neuf. La déclamation est plus mélodique, et les morceaux ont plus d’unité.

Le 24 mars 1881, Simon Boccanegra est représenté à Milan avec succès.

Cette révision l’inspire alors pour reprendre Don Carlo, et en supprimer les pesanteurs. Mais contrairement à Simon Boccanegra, « nouveau » au vrai sens du terme, il s’agit d’une seconde édition écourtée.
Représenté le 10 janvier 1884 à la Scala, les critiques en racontent à peu prêt n’importe quoi.
« Pauvres artistes … esclaves d’un public la plupart du temps ignorant (et c’est un moindre mal), capricieux et injuste», voilà ce que pense le compositeur de sa condition.

Mais l’attente de ce que tout le monde nomme « Iago » dure depuis plus de cinq ans. Il faut à Verdi toute l’année 1885 pour achever la composition d’Otello, et toute l’année 1886 pour revoir la partition.

La date du 5 février 1887 est fixée pour la première. Critiques, éditeurs, compositeurs affluent du monde entier à Milan. L’émerveillement est total.
Verdi a réussi à faire du discours parlé et du discours chanté une même chose.

Otello

En 1489, 26 ans après le décès de son époux Jacques II Roi de Chypre, Catherine Cornaro (d’origine vénitienne) renonce à la couronne du Royaume, afin qu’il devienne une possession de la République de Venise.

Depuis la quatrième croisade (1202-1204), Venise bénéficie du partage de l’Empire Byzantin par la constitution d’un empire colonial regroupant des ports et des îles de la mer Égée, le long de la voie commerciale jusqu’à Constantinople.
A la fin du XVième siècle, cet empire est donc à son apogée, bien que la découverte du Cap de Bonne Espérance par Vasco de Gama en 1498 ne fait plus de Venise un intermédiaire incontournable pour échanger avec l’Orient.

Dans les années qui suivent, la République résiste habilement aux luttes hégémoniques de la France et de l’Espagne en Italie. En revanche sur mer, l’Empire turc devient une menace de plus en plus pressante.

En 1522, Soliman le Magnifique, « Le Grand Turc », prend Rhodes après un siège de cinq mois.
Les manœuvres se poursuivent en Hongrie jusqu’à ce que Vienne soit menacée en 1529 et 1532.
Au cours de l’année 1537, l’installation des Turcs sur la côte albanaise effraye l’Italie entière, ce qui déclenche la guerre avec Venise. La flotte ottomane est repoussée de Corfou, et en 1540 un traité de paix offre des conditions avantageuses aux marchands vénitiens.

Le déclin se précipite en 1570 lorsque les Ottomans débarquent à Chypre et pillent Nicosie.
Le 04 octobre 1571, la citadelle de Famagouste tombe, et la garnison vénitienne est massacrée.
Mais trois jours après, la Sainte Ligue, dirigée par les Vénitiens et les Espagnols, défait de manière effroyable la flotte turque à Lépante (Naupacte) en détruisant 260 navires sur 300 et en tuant 30000 hommes.
Le célèbre écrivain espagnol, Miguel de Cervantès, participe à la bataille.
Venise est cependant ruinée, et ne pouvant plus commercer avec l’Orient elle reconnaît aux Ottomans la possession de Chypre en 1573.

La trame du livret d’ « Otello » se déroule à Famagouste au début du XVIième siècle à l’apogée de son rayonnement.
Otello, gouverneur maure de Chypre, a succédé à Montano. En pleine tempête, il revient au port après avoir défait les Turcs. En nommant Capitaine Cassio, Otello s’attire le ressentiment de son enseigne Iago.

Afin de se venger, ce dernier initie méticuleusement une intrigue, qui va se développer au gré des improvisations et des circonstances.
Il part du sentiment amoureux du jeune Roderigo vis à vis de Desdemone, femme d’Otello, pour lui faire croire que Cassio est son rival. La bagarre provoquée entraîne la destitution de Cassio du grade de Capitaine.
Iago lui suggère alors de solliciter Desdemone afin d’apaiser Otello, tout en alertant par la suite celui ci que Desdemone le trompe avec Cassio. 
Il fait croire à Otello que sa femme a offert son mouchoir à Cassio (mouchoir récupéré à l’insu d’Emilia, la femme de Iago).

Alors que la jalousie s'insinue progressivement, Iago organise une entrevue avec Cassio, afin qu’il lui parle de sa nouvelle maîtresse. Iago s’arrange pour faire croire à Otello que Cassio parle de Desdemone. Le général Maure sombre dans une folie criminelle et assassine sa propre femme, quand en même temps Cassio tue Roderigo. La vérité est dévoilée, et alors que Iago s’enfuit, Otello se poignarde.                                              
                

Jeudi 1 décembre 2011

Convocation Générale

ASSEMBLEE GENERALE D'OPERAVENIR

SALON DU RESTAURANT LA COQUETTE

TOULON 124 AVENUE GASQUET

17h 30

Assemblée Générale

Bilan des activités

Bilan Financier

Projets d'avenir

 

 

 

HOMMAGE A JEAN VILAR POUR LE CENTIEME ANNIVERSAIRE DE SA NAISSANCE

Jean Vilar naît en 1912 au cœur d'une famille de merciers.

Il grandit paisiblement accompagné par la grande littérature (Hugo, Zola, Shakespeare, Stendhal).

Dès 1933, il s'oriente vers une carrière théâtrale et connaît rapidement le succès grâce à ses mises en scène talentueuses.

En 1945, il présente sur les planches "Meurtre à la Cathédrale", qui suscite également l'enthousiasme du public.

Fort satisfait de ce résultat, il fonde le festival d'Avignon puis occupe la place de directeur du Théâtre national populaire.

Durant toute sa carrière, Jean Vilar s'applique à favoriser l'harmonie avec le public, ce qui contribue sans conteste à son grand succès.

20h 30

REPAS CULTURE EN FETE

29 €

(appéritif,hors d'oeuvre,plat,dessert,vin, café , tisane)

 

Inscriptions 04 94 48 62 75 eweismann@hotmail.fr

Samedi 14 avril

La Criée de Marseille et le Musée Cantini

MORT D’UN COMMIS VOYAGEUR

 



Arthur Miller.

Arthur Miller (1915 – 2005)
Il naît à New York (Brooklyn) dans une famille d’immigrants polonais juifs de la classe moyenne.

Après des études à l’université de Michigan et le travail à l’usine, il commence à écrire.

En 1949, il reçoit le Prix Pulitzer et le Drama Critics’ Circle Award pour Mort d’un commis voyageur.

Il subit de nombreuses pressions sous le maccarthysme. Sa pièce Les Sorcières de Salem est jouée à Broadway en 1953.

Après le tournage des Misfits, il divorce d’avec Marylin Monroe épousée en 1957.

Durant plusieurs années, Hollywood puise dans ses nombreux écrits pour faire des films.


Mort d’un commis voyageur n’est pas seulement l’œuvre grâce à laquelle Arthur Miller est devenu célèbre du jour au lendemain, c’est aussi l’une des plus jouées dans le monde depuis sa création en 1949.

avec Nadia Fabrizio, Dominique Pitoiset, Pierre-Alain Chapuis, Cyrille Henry, Adrien Cauchetier, Adeline Jondot, Christophe Poulain, Tom Linton, Roberto Magalhaes.
Mise en scène et scénographie Dominique Pitoiset - collaboration artistique Daniel Loayza - dramaturgie Mariette Navarro - lumières Christophe Pitoiset - costumes Axel Aust, Odile Béranger - accessoires Marc Valladon - son Michel Maurer - maquillage Cécile Kretschmar.

Willy Loman est un représentant de commerce qui sillonne, avec dévouement, les routes de son pays depuis plusieurs décennies pour le compte de la Compagnie Wagner. Il a, comme beaucoup, cru aux idéaux du libéralisme sans voir venir le mal caché. Il a payé avec patience et honnêteté les traites de sa maison et élevé ses enfants comme il le pouvait en père trop souvent absent. Et puis les temps et les hommes ont changé…



Toute la cruauté d’une pièce dont le thème principal est la difficulté de communiquer entre un homme vieillissant et son entourage.

L’histoire de Willy Loman a fait le tour du monde, bon petit soldat au service du « business » qui se bat pour retrouver sa dignité après avoir perdu son travail et son identité sociale.

Riche de symboles, cette oeuvre a fortement marqué son époque, emblématique de l'auteur, de ses préoccupations humanistes et sociales, de la richesse de son univers.

Découverte du Musée Cantini de Marseille

 


38 €  départ 14 h 30 Pl de la Liberté Toulon

 

VOYAGE CULTUREL ET MUSICAL A MILAN

2,3 et 4 mai

 

Deux nuits d’Hôtel dans le centre de Milan

« TOSCA» de Puccini

à La Scala

Martina Serafin,Marcello Alvarez,Geoge Ganidze, Nicola Luisotti

Mise en scéne Luc Bondy

 

exemple musical "E lucevano le stelle" Marcello Alvarez


La cantatrice Floria TOSCA est la maîtresse du peintre Mario CAVARADOSSI, qui vient d'aider son ami CESARE à fuir Rome.

Le chef de la police, SCARPIA, joue sur la jalousie de TOSCA pour pièger CAVARADOSSI. On annonce la victoire de NAPOLEON à Marengo. CAVARADOSSI est arrêté et SCARPIA exerce un odieux chantage sur TOSCA: qu'elle cède et son amant sera sauvé. TOSCA accepte et SCARPIA donne l'ordre qu'on simule l'exécution de CAVARADOSSI.

Discrètement, il donne un contre ordre, puis signe le sauf-conduit des deux amants.

Lorsqu'il s'approche de TOSCA, cette dernière le poignarde avec un couteau de table. Elle se précipite au château St Ange, et rassure son amant, I'exécution ne sera qu'un simulacre. Mario est fusillé et c'est un cadavre criblé de balles que TOSCA retrouve. La mort de SCARPIA est découverte. TOSCA enjambe le parapet et se jette dans le vide.


SCALA DI MILANO

Places 1° catégorie

Concert Symphonique AUDITORIUM VERDI

BRUCNER BRITTEN

direction Claus Peter Flor


      Visites culturelles (Musée BRERA et CENACOLO)

Excursion au Lac de Côme


        2 repas/2 spectacles/Voyage en car

départ le 2 mai 6h P de la Liberté de Toulon

815 €    

Samedi 26 et Dimanche 27 mai 2012

Opéra de Lyon et Musée d’Art Contemporain

 

 

L’ENFANT ET LES   SORTILEGES  de Ravel

et

LE NAIN de Zemlinsky

Ravel, Zemlinsky: les caprices des enfants cruels
Grzegorz Jarzyna est l’un des grands créateurs de la scène théâtrale polonaise. Après un brillant Joueur de Prokofiev en 2009, il revient sur la scène lyonnaise pour mettre en scène deux opéras du XXe siècle, L’Enfant et les sortilèges et Le Nain, deux œuvres rarement données ensemble. Une confrontation fascinante.

L’Enfant et les sortilèges et Der Zwerg (« Le nain ») nous parlent tous deux de la cruauté instinctive des enfants. Mais là s’arrête la comparaison. Colette, la librettiste de L’Enfant et les sortilèges, s’intéresse à l’âme des objets et l’anime, donnant à son récit une allure presque surréaliste, au sens propre d’un réalisme sublimé. Et la musique de Ravel prend plaisir à illustrer avec tact et malice ce « poème des métamorphoses » comme l’appelait Vladimir Jankélévitch.
Avec Le Nain, Zemlinsky signe un drame quasi autobiographique où Donna Clara est une réincarnation théâtrale d’Alma Schindler, dont il fut follement amoureux avant qu’elle ne le quitte pour Mahler. Après la mort de ce dernier, Zemlinsky cherche à composer une œuvre sur son propre destin, le désarroi d’un être laid amoureux. L’abstraction rêvée de Colette et Ravel cède le pas à un drame d’un réalisme suffocant.

 

 

Zemlinsky

Ravel

Exemple musical L'Enfant et les Sortiléges


 

 

Exposition Robert COMBAS au MAC

samedi 26 mai

 

Maurice Ravel : l’Enfant et les Sortilèges Fantaisie lyrique en deux parties, 1925 Livret de Colette

Puni, enfermé par sa mère dans sa chambre, l’«enfant méchant» blesse, brise ou déchire tout ce qui est autour de lui. Mais, dans la chambre les objets victimes – meubles, objets, personnages des livres déchirés au jardin ses et de la tapisserie lacérée, bêtes familières –s’animent, prennent figure humaine et entraînent l’Enfant dans une série de sortilèges poétiques ou comiques, tragiques parfois, effrayants souvent : une épreuve, une quête, dont l’Enfant méchant – au moment de retrouver sa mère – ressort transformé.

 

Alexander Von Zemlinsky : le Nain Conte tragique en un acte, 1922
Livret de Georg Christian Klaren, d’après L’Anniversaire de l’infante, conte d’Oscar Wilde

Aujourd’hui, l’Infante a dix-huit ans. Parmi ses cadeaux d’anniversaire, « le plus beau est affreux » : c’est un nain difforme certes, mais aussi poète et chanteur admirable ; il croit qu’il est un beau chevalier, il ne sait pas qu’il est laid, il n’a jamais vu de miroir. Entre l’Infante – fascinée – et le Nain – amoureux – va se jouer un jeu cruel… Devant un miroir, dévoilé par hasard, le Nain comprend que l’être hideux qui le fixe, c’est lui. Il meurt, à la main la rose blanche offerte par l’Infante qui, elle, retourne danser…

Voyage en car / deux spectacles / une nuit d’hôtel  BOSCOLO **** centre de Lyon  / un repas /
La visite du Musée d’art.
Départ 6h30 Place de la Liberté Toulon  le  dimanche 27 mai
Prix 378 €

 

Robert Combas est né le 25 mai 1957 à Lyon, il passe son enfance et adolescence à Sète, ville populaire du midi de la France. Il dessine naturellement et ses parents l'encouragent. "Je dessinais tout le temps, comme d'instinct, automatiquement. Je n'arrêtais pas de dessiner et vers 6-7 ans, mes parents ont dit que ce serait bien que j'aille aux Beaux-Arts et alors ils m'ont emmené aux Beaux-arts... et c'est comme ça que je suis resté aux Beaux-Arts de l'âge de 7-8 ans jusqu'à 23 ans."

 

Comme tous les adolescents de sa génération il aime les bandes dessinées... "J'ai toujours aimé l'illustration, les bandes dessinées, style Pif le chien, Tintin... Les journaux que mon père lisait m'ont aussi beaucoup influencé et j'ai fait des caricatures inspirées du Canard Enchaîné" ... et la musique rock. "Quand j'étais tout jeune, j'ai trouvé que c'était le rythme qui me convenait."

 

Il fait ses études à l'école des Beaux-Arts de Montpellier. "En 1977, j'étais au contact des milieux jeunes, rock et branchés où il y avait une certaine création. C'était l'époque un peu punk, beaucoup de jeunes étaient partis vers la bande dessinée. Il ne restait aux Beaux-Arts que quelques anciens babas dépassés et plus ou moins influncés par Supports/Surfaces ou par leurs profs. J'avais choisi la peinture et vers la fin de la première année, je me suis dit qu'il fallait que je fasse quelque chose de nouveau. j'ai toujours voulu faire quelque chose de complètement nouveau, j'ai toujours eu le besoin de me démarquer par rapport aux autres."

 

Ses peintures au style nouveau sont vites remarquées. "J'ai donc passé mon diplôme de peinture à Saint-Etienne devant un jury, dans ce jury il y avait Bernard Ceysson, directeur du musée de Saint-Etienne. mon travail lui a beaucoup plu et il m'a proposé de participer à une exposition au musée "Après le Classicisme". Quand j'ai demandé pourquoi il me proposait cette exposition, il m'a répondu qu'en France il n'y avait encore personne qui faisait ce genre de peinture."

 

Cette première exposition apportera le succès à Combas, d'autres expos s'enchaîneront ensuite ( 1980 : Musée d'Art et d'industrie de Saint-Etienne, 1981 : "Finir en beauté", "Deux Sétois à Nice", "Ateliers 81-82" au musée d'Art Moderne de Paris, des expositions dans des galeries renommées en France et à l'étranger et la première rétrospective de son oeuvre en 1985.

Robert Combas est un artiste seul, retiré du monde. Son oeuvre est un mélange de ses goûts et de différentes inspirations. Son travail se caractérise par la couleur, le dessin noir cernant les figures, l'absence de volume et de perspective, ses thèmes de prédilection sont la violence, la joie, le sexe, le spirituel, la souffrance, les petits bonheurs, le religieux, la musique.

 

"Pour moi une toile peut être influencée par des publicistes naïfs Africains, par l'illustration de livres d'école primaire, mélangée à Picasso ou à Miro, ou alors un dessin genre BD, plus de fausses écritures arabes, plus une peinture brute, très Dubuffet ou Cobra. La figuration libre est une peinture qui ne renie pas ses instincts primitifs et une volonté de culture. Le Dadaîsme, l'Art Brut, l'Art Nègre, celui des peintres publicistes naïfs d'Haïti, d'Afrique, d'Amérique du Sud, de Jamaïque, l'Art Naïf, l'Art pauvre, le Rock and Roll, la Rock culture, l'art des inadaptés (mongoliens), Picasso, l'Expressionnisme, la BD. On mélange tout et on trouve Combas, figuratif parce que je vis dans un monde de réalités. Je trouve en revanche que le message de mes peintures est abstrait. C'est un mélange d'images, de couleurs, de fausses écritures asiatiques, arabes, sud-américaines, une peinture qui est un essai vers un langage universel."

 

Depuis 1981, Combas vit et travaille en région parisienne. Il est donc le créateur du mouvement artistique que l’artiste Ben appela la ‘Figuration Libre’, mouvement regroupant Branchard, Boisrond, Herve Di Rosa et Combas.

 

"La Figuration Libre, c'est faire ce qu'on veut le plus possible, le plus personnellement, le plus librement." Robert Combas

Inscriptions 04 94 48 62 75 eweismann@hotmail.fr

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les CHOREGIES d'ORANGE

Mardi 31 juillet

TURANDOT de PUCCINI

 

Direction musicale Michel Plasson,

mise en scène conception Chen Kaige, réalisation Allex Aguilera, scénographie Liu Quing, costumes Chen Tong Xu, éclairages Albert Faura

Avec

Lise Lindstrom, Turandot, Maria Luigia Borsi, Liu

Roberto Alagna, Calaf, Marco Spotti, Timur, Chris Merrit, Imperator Altoum, Marc Barrard,

Ping, Jean-François Borras, Pang, Florian Laconi, Pong,

Luc Bertin-Hugault, Un Mandarino

Orchestre national de France

Chœurs des opéras de région

 

exemple musical Alagna Nesun Dorma

Prix avec le transport 259€ ,189€, 120€, 65 €

 

I) De l’origine à la Turandot de Puccini

Turandot… Ultime opéra de Puccini laissé inachevé, il met en scène la légende de la Princesse cruelle, qui semble remonter d’assez loin. Au départ, ce n’était pas une princesse de Chine, mais une Perse dont l’histoire ou plutôt les histoires sont relatées dans les Contes de Mille et Une Nuit (844e nuit et la 904e) avec Paroles sous les 99 têtes coupées et Histoire splendide du Prince Diamant. Ensuite, changement de nationalité pour l’Icône de cruauté, puisque c’est dans le « Haft Paykar » où il est question d’une princesse russe qui s’était enfermée dans sa tour d’ivoire… et là, ce n’est plus des énigmes à résoudre, mais des épreuves nécessitant un réel courage de la part du Prince puisqu’il doit désarmer les statues magiques qui décapitent, passer par l’invisible porte, et enfin résoudre de difficiles énigmes. Accessoirement, il doit être beau et de grande notoriété…

Ce n’est seulement qu’en 1710 (règne de Louis XIV), qu’un Français, Pétis de la Croix, publie dans un recueil malicieusement nommé « les Milles et Un Jours », l’histoire de la Princesse Tourandocte (Tûran-Dokht : fille de la province de Turan, entre la Russie asiatique et de la Chine, et non pas la voiture savante, n’est-ce pas David), orgueilleuse fille d’Altoum-Can, qui se refusa de se marier et on sait ce qu’il advint…

Le sujet passe alors sous la plume d’un aristocrate vénitien, Carlo Gozzi (1720-1806), vénitien qui possède un sens aigu du dérisoire et de la satire pamphlétaire, il excelle dans la littérature et créa le teatro fiabesco, où la fable morale s’infiltre dans le genre scénique. C’est ainsi que fut créée, le 22 janvier 1762, « Turandot/fable chinoise théâtrale tragi-comique/en cinq actes ». Notre princesse se nomme désormais « Turandot » (ou, selon les nécessités de la métrique, « Turandotte . Chez Gozzi, l’originalité consistait à mêler aux personnages de la légende orientale les « masques » de la Commedia dell’arte dotés pour l’occasion de fonctions officielles à la Cour de Chine, dont les reparties comiques et le bon sens intemporel suscitaient une complicité avec le public.
Puccini reprendra l’idée pour faire un contre-pied de la noirceur latente de l’opéra. Cependant, les noms des trois ministres ont changé : ce ne sont plus Pantalone, Brighella, et Truffaldino mais Ping, Pang, Pong, ô combien plus chinois.

II) L’utilisation de mélodies chinoises

De même qu’il s’était préoccupé de musique japonaise alors qu’il composait Madame Butterfly, Puccini a emprunté d’authentiques mélodies chinoises, notamment pour les thèmes de Turandot, du trio bouffe, du cérémonial. On peut donc qualifier cet opéra d’orientaliste Turandot est le produit de l’Orientalisme du début du XXe siècle. Des événements tels que la révolte des Boxers de 1900 pendant laquelle des centaines de milliers de rebelles chinois massacrèrent des étrangers et des missionnaires, amenèrent les européens à considérer la Chine comme un pays barbare. A l’époque où Turandot fut composé, le monde entier était captivé par les troubles politiques permanents de la Chine, par ses efforts pour devenir une nation moderne et ses relations versatiles avec les nations européennes. Turandot reflète cet intérêt de l’Occident pour la culture et l’histoire chinoises. Afin de créer une atmosphère plus “ réaliste ”, Puccini lut de nombreux livres concernant la culture et les cérémonies en Chine. Il dénicha de la vraie musique chinoise afin de l’imiter. Les deux sources dont il disposait pour composer étaient une boîte à musique qui appartenait à un ami et La musique chinoise, une brochure écrite par J.A van Alast, publiée à Shanghai en 1884. Les extraits musicaux suivants comptent parmi les airs chinois originaux qui ont inspiré Puccini:



Pour écouter les passages avec le Moo Lee Wha, cliquer ici :
(1)*
(2)**
*Arrivée de Turandot (acte I)
** Choeur des moines enfants (acte I)

Vous entendrez souvent cet air, d’abord dans les choeurs d’enfants à l’Acte I puis dans le choeur et l’orchestre tout au long de l’opéra. En effet, c’est la mélodie la plus fréquemment répétée dans Turandot. L’Europe de la fin du XVIII e siècle découvrit Moo-Lee-Wha, comme on le nomme en anglais, un air mentionné à la fois dans un guide de voyage anglais et dans un livre allemand sur l’histoire de la musique de la même époque.



(3)*

*Entrée de Ping, Pang et Pong.

Cet air accompagne la première entrée en scène des masques Ping, Pang et Pong. C’est aussi l’hymne impérial officiel composé en 1912.

(4)

Hymne de Confucius (je crois)


Puccini se servit de chansons populaires uniquement pour l’air des Masques, car c’est le seul qui soit vraiment léger dans tout l’opéra.
Dans Turandot Puccini se servit d’au moins dix-huit airs chinois authentiques (musiques de temple, hymne de Confucius etc.). Pour le reste de l’opéra, il a utilisé la gamme pentatonique (la gamme que l’on entend quand on joue avec les touches noires d’un piano) afin de créer un son “ oriental ”. C’est une technique à laquelle eurent recours Bartok, Debussy et Vaughn Williams quand ils cherchèrent à évoquer musicalement l’Orient. Puccini arrangea également des harmonies avec des résonances orientales en juxtaposant des accords majeurs et mineurs de telle sorte qu’ils s’accordent les uns avec les autres, créant ainsi une atmosphère étrange qui pour de nombreux musicologues évoque la barbarie.
(archive info du metropolitan opéra)
C’est dans Turandot que Puccini utilisa les techniques de composition les plus élaborées et c’est en cela que l’on peut dire de cet opéra qu’il est son chef-d’oeuvre. Bien qu’il ne l’ait jamais fini, Turandot reste la plus complexe et la plus aboutie de toutes ses oeuvres.

d

 

Inscriptions 04 94 48 62 75 eweismann@hotmail.fr

mlet

 

LES GRANDES SORTIES DE l'ETE ORGANISEES PAR L'ASSOCIATION OPERAVENIR

FESTIVAL D'AIX EN PROVENCE

Grand Theâtre de Provence

Vendredi 13 juillet

RENEE FLEMING

 

London Symphonie Orchestra Prokofief Dutilleux Ravel Stravinsky

Prix 99 €

Départ 17h 30 Place de la liberté Toulon

Inscriptions immédiates

 

FESTIVAL D'AIX en Provence

THEATRE DE L'ARCHEVECHE

Jeudi 19 juillet

DAVID ET JONATHAS

 

Marc Antoine Charpentier

William Christie-Andréas Homoki- Les Arts Florissants

Tragédie Biblique en 5 actes

prix :195 €

 

Départ 17h 30 Place de la Liberté Toulon

Inscriptions immédiates

 

FESTIVAL D'AIX en PROVENCE

THEATRE DE L'ARCHEVECHE

mercredi 25 juillet

 

LES NOCES DE FIGARO

Mozart

 

Les Arts Florissants-Le Cercle de l'Harmonie

Jérémie Rohrer-Richard Brunel

Nouvelle Production

prix 195 €

Départ 17h 30 Place de la Liberté Toulon

Inscriptions Immédiates

 

LA ROQUE D'ANTHERON

FESTIVAL DE PIANO

août 2012

NUIT DU PIANO

Chopin-Schumann-Beethoven

 

Operavenir proposera une nuit du piano et un concert en août selon le programme qui sera disponible au Printemp 2012

 

 

CHOREGIES D'ORANGE

Mardi 31 juillet

 

TURANDOT

 

Puccini

Michel Plasson-Charles Roubaud

Roberto Alagna-Lise Lindstrom-Maria Luisa Borsi-

La derniére partition de Puccini:un opéra féérique flamboyant nécessitant des voix puissantes

prix 259 € 1° cat de face;189 € 1° cat côté et 2° cat face-120 € 2° cat côté-63 € 3° cat

 

Départ 16 h Place de la Liberté Toulon

Inscriptions Immédiates

 

 

FESTIVAL ROSSINI DE PESARO

19,20,21 et 22 août

MATILDE DE SHABRAN

et

IL SIGNOR BRUSCHINO

 

Rossini

Le Festival Rossini de Pesaro et un parcours historique et culturel sur les mosaïques byzantine de Ravenne

3 nuits,3 repas,2 spectacles 1° cat,visite de Ravenne

prix 950 €

Départ 6 h Place de la Liberté de Toulon.

Inscriptions Immédiates

 

 

 

 

 

[Programme] [Rencontres] Voyages

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 

    



 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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