Voyages Musicaux

[Programme] [Rencontres] Voyages

    

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PROGRAMME DE LA SAISON 2007-2008

Vendredi 19 et Samedi 20 octobre
Theâtre de Chateauvallon

Je vécus parmi les hommes au temps de la révolte. Et je m'insurgeai
avec eux."
"Dialectiser, c'est extraire la dimension politique de toute chose."
Bertolt Brecht

Sainte Jeanne des Abattoirs

Chicago, fin 1929.

Sur fond de krach boursier, la guerre fait rage sur le marché de la viande.

Tandis que les ouvriers sont au chômage technique, Mauler, le principal industriel du secteur, qui bénéficie d’informations confidentielles, pousse ses concurrents à la faillite, en spéculant sur les cours du bétail.

Il trouve des alliés providentiels chez les « chapeaux noirs », les membres de l’Armée du Salut, qui manient la charité chrétienne pour mieux prêcher la soumission au peuple.

Noyée dans le sang, une tentative de grève générale sonnera le glas définitif des ouvriers, contraints d’accepter licenciements massifs et baisses de salaire.

Ce tableau du capitalisme dans sa version la plus sauvage, Bertolt Brecht l’a dressé en 1930.

 

 

15 €


theâtre de Châteauvallon

Dimanche 16 décembre 2007

Maître Puntila et son valet Matti

Brecht

Bertolt Brecht reprend à son compte la vieille querelle du maître et du valet en 1940. Puntila est un patron intraitable lorsqu’il est à jeun, et charmant quand il est ivre, et Matti un valet-chauffeur pris dans un système social qui suppose que les règles de domination régissent le monde. Riche propriétaire finlandais, Puntila veut marier sa fille à un attaché d’ambassade, mais celle-ci lui préfère le chauffeur de son père.

Cependant, Matti a ce qu’on appelle une conscience de classe. Finalement, le valet moderne quittera son emploi sans épouser la fille du maître, preuve qu’il faut savoir rompre avec tous les liens de domination.

Derrière l’allégresse de cette pièce, Brecht donne à voir combien l’utilisation du rire peut être nécessaire à la démonstration presque didactique d’une fable sociale.

"Ce qui est encore pire, c'est que pendant ces accès de sobriété totale, insensée, je tombe carrément au niveau de la bête. A ce moment-là je n'ai plus la moindre inhibition. Ce que je fais dans cet état, frère, on ne peut vraiment pas le porter à mon compte. Pas si on a un coeur dans la poitrine et si on n'oublie pas de se dire que je suis malade. Je suis alors pleinement responsable de mes actes. Tu sais ce que ça signifie, frère, responsable de ses actes ? Un homme responsable de ses actes est un homme de qui on peut tout craindre"

Folie, inventivité, luxuriance sont les clés du théâtre d’Omar Porras, metteur en scène de ce spectacle.
  Brecht écrit un théâtre politique et livre ici, sur fond de lutte des classes, une vision peu glorieuse de notre société.

"Maître Puntila et son valet Matti" est une comédie populaire à l’humour féroce.

 

 

 

Theatre de Chateauvallon

Vendredi 7 décembre

 

Que Ma Joie demeure

"Les Fêtes Galantes"

Mouvement, énergie, vitalité, sur trois Concertos Brandebourgeois de Bach, Béatrice Massin nous convie à la transformation d’une chorégraphie baroque en respiration contemporaine. Et sur un sol rouge éclatant, couleurs chaudes et lumineuses, dix interprètes font vibrer ce dialogue de plaisir entre musique et danse.

 


 

15 €

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 25 et Samedi 26 Janvier

Théâtre de Chateauvallon

"Theâtre Populaire d'Iran "

La pièce: Il était une fois (et il n’était pas) un berger et un sultan qui avaient le teint mat et le même prénom: Ahmad. Le sultan Ahmad souffrait d’angoisse et de mélancolie.

Pour le libérer de ses cauchemars, ses courtisans le conduisent au cœur de la forêt afin qu’il se baigne dans une source miraculeuse qui guérit tous les maux…
Sorte de Raimu de Téhéran, Saadi Afshar est l’un des derniers maîtres du Jeu du Noir, un théatre populaire d’Iran, une sorte de commedia dell’arte, qui se jouait lors des mariages et des fêtes.

En bouffon, entouré d’une large troupe, il interpelle les grands de ce monde, se joue des pingres et des nantis.

La pièce Saadi, agence de gaieté évoque les aventures d’une troupe de Siah Bâzi qui émigre à l’étranger après la fermeture de son théâtre…
Un spectacle à la drôlerie universelle.

Les représentations de la pièce sont précédées du film Siah Bâzi, les ouvriers de joie, de Maryam Khakipour

 

Avec Saadi Afshar dans le rôle du noir, Gholam Reza Amiri, Mahindokht Boujar, Raheleh Haddadi, Mohsen Magami, Mohamad Reza Llbeigi, Leïla Mohamadi, Ezatellah Anjami, Fatemeh Shadizadeh, Behrouz Taghvaei, Bahram Sarvari Nejad

Direction de troupe et décor Saleh Panahi; musique Afshar (zarb, chant), Bâhar (kamântché, violon); réalisatrice du film Siah Bâzi, les ouvriers de joie et coordinatrice artistique en France, Maryam Khakipour

Remerciements à Ariane Mnouchkine et à toute l’équipe du Théâtre du Soleil, au Théâtre du Rond-Point, au Musée Guimet, à la EEG-Cowles Foundation et à la convention Afaa-Ville-de-Paris
La pièce a été traduite en vue de son surtitrage grâce à une bourse de la Maison Antoine Vitez (Centre international de la traduction théâtrale à Montpellier)

 

15 €

 


 



15 €

Dimanche 3 février

Theâtre couvert de Chateauvallon

Sizwe Banzi est mort

 

 

Le célèbre metteur en scène Peter Brook présente sa dernière création « Sizwe Banzi est mort », adaptation de la pièce du dramaturge sud-africain Athol Fugard.

Dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, Sizwe Banzi, travailleur noir immigré se désespère : afin de subvenir aux besoins
de sa famille, il lui faut un emploi ; pour trouver cet emploi, un seul document administratif lui est nécessaire ; pour obtenir ce document, il doit prouver... son décès ! Ou emprunter l’identité d’autrui.

« Sizwe Banzi est mort » raconte une histoire de passeport, un tour de passe-passe identitaire, avec cet humour, cette légèreté que certains ont su et savent opposer aux grands drames.

« Sizwe Banzi est mort » est une pièce écrite par Athol Fugard, né en 1932, dans la province du Cap, en Afrique du Sud. L’auteur, marqué par des origines métissées, son père étant fils d’immigrés catholiques irlandais et sa mère d’origine Afrikaner, place la dualité culturelle en thème majeur de son œuvre théâtrale.

Il est considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands auteurs dramatiques d’Afrique du Sud – son engagement à décrire la vie de son pays, à collaborer avec les autres, à montrer la vie de l’Afrique du Sud sous tous ses aspects, raciaux, sociaux, son immense courage font de lui un homme tout à fait exceptionnel.

C’est entre 1958 et 1973, à une période où l’apartheid régnait  en maître sur l’Afrique du Sud, qu’est né ce qu’on appelle aujourd’hui les township plays – « les pièces des townships ». Tirant leur nom de la réalité de la vie de tous les jours dans ces endroits où les noirs vivaient dans des conditions plus que difficiles.

La première qualité qui émerge de ces témoignages est le sens de l’humour et de la nécessité de s’en servir pour aborder l’atrocité du vécu

Athol Fugard

Mise en scéne Peter Brook

Sizwe Banzi est mort" est une pièce de Athol Fugard, metteur en scène et comédien originaire du Cap, en Afrique du Sud, et de John Kani et Winston Ntshona. Dans les années 70, ils se produisent dans les townships, ces ghettos de l'Apartheid, et tentent de populariser un théâtre militant, axé sur le problème de la séparation de la population dans leur pays, et la situation des pauvres. Peter Brook, le célèbre metteur en scène d'origine britannique qui avait déjà mis en scène "Le costume", de Can Themba, a décidé de puiser une nouvelle fois dans ce répertoire Sud-Africain, et de jouer "Sizwe Banzi est mort", comme un hommage à un théâtre qui puise ses sources dans les problèmes quotidiens et dans la vie de la rue. Une répétition de la pièce au Grand Parquet, en présence de toute l'équipe, à été ouverte au public.

La pièce raconte l'histoire d'un noir en Afrique du Sud, qui rencontre les difficultés de tous les noirs en cette période d'Apartheid : survivre, et trouver des papiers pour pouvoir travailler.

Sizwe Banzi va devenir Robert Zouelezima, suite à un échange de passeport avec le cadavre d'un homme, mort dans la rue. Il va renier son identité afin de pouvoir subvenir à ses besoins.

Cette pièce, qui évoque un sujet tragique, et toujours d'actualité pour bon nombre de personnes, est pourtant traitée sous un angle humoristique. Les acteurs, Habib Dembélé, et Womba Conga, portent la pièce sur leurs épaules, et incarnent des personnages en situation difficile, tout en réussissant le pari osé de faire rire le public. "

Swize Banzi est mort" raconte une révolte sans violence, "comparable à celle de Nelson Mandela, qui a réussi à faire quelque chose d'unique", dixit Peter Brook.

L'envie de survivre des personnages est tellement forte qu'elle en devient une révolte contre un système totalitaire.

Mais comment peut-on faire d'un sujet aussi grave une comédie? Pour le metteur en scène, "les personnes qui sont passées par des épreuves terribles en tirent un recul qui leur permet de les raconter par la suite avec humour.

C'est ce mélange de vraie expérience, de tragédie et de comédie qui touche…". Et en effet, la pièce fait mouche. Le public rit, il est enchanté, mais il est aussi touché par la tristesse des personnages, qui sonne toujours juste.

C'est cette justesse, et l'équilibre savamment dosé entre éclats de rire et pincements au cœur qui fait de cette pièce un moment inoubliable.

On sort du théâtre enjoué, mais aussi chamboulé par la véracité d'une situation qui arrive tous les jours partout dans le monde.

Peter Brook a voulu par le biais de cette pièce "partager une réflexion sur des questions importantes, sans imposer une façon de penser" : pari réussi pour ce metteur en scène de génie!

C’est la première création en France pour ce texte écrit dans les années soixante-dix par un auteur blanc et deux auteurs noirs : un théâtre historiquement lié à la période de l’apartheid en Afrique du Sud, puisqu’il était écrit et représenté dans les townships, ces réserves urbaines où furent parqués les Noirs. Un théâtre, né dans le quotidien de ces villes-ghettos, dont la matière est faite essentiellement des éléments de la vie réelle des populations noires, un théâtre de la nécessité écrit et joué pour que le spectateur puisse se réapproprier sa propre vie, un théâtre de la dérision et du rire, un rire cruel pour lutter contre la cruauté de la vie ordinaire hors les murs du théâtre.

C’est cette prise en direct de la réalité et de la « vie véritable » par le théâtre qui intéresse au plus haut point Peter Brook, trouvant ici également la possibilité de poursuivre son dialogue avec l’Afrique et avec les acteurs africains ; il retrouve ici notamment le célèbre acteur Habib Dembélé. à travers la recherche que mène Sizwe Banzi, le personnage principal, pour trouver des « papiers en règle », c’est à la description de la violence du système inhumain de l’apartheid que se livrent les auteurs, en le rendant dérisoire et vain, annonçant de façon prémonitoire son effondrement.
Théâtre de la résistance par l’humour, par la distance ironique et drôle, il dépasse ainsi les raisons circonstancielles de sa création pour devenir une fable universelle, entendue de manière encore plus aiguë dans un monde qui supporte de plus en plus mal les situations soi-disant irrégulières. « Qu’est-ce qui se passe dans ce foutu monde ? Qui veut de moi ? Qu’est-ce qui ne va pas avec moi ? »…

Combien de Sizwe Banzi se posent aujourd’hui ces questions ?

Dimanche 16 mars

Opera de Marseille


Verdi

UN BAL MASQUE!



 

Mélodrame en trois actes
Titre français : Un Bal masqué
Livret d'Antonio Somma d'après un livret d'Eugène Scribe Gustave III ou le Bal masqué pour un opéra d'Auber
Composition : 1857 - 1858
Création : Rome, Teatro Apollo, le 17 février 1859

 


Regards sur l'oeuvre

Au vu des ennuis créés par la censure napolitaine au sujet du livret de Un Ballo in maschera, l'achèvement de l'opéra tient du miracle. Le premier état du texte dérive d'un livret écrit par Eugène Scribe pour un opéra de Daniel François Esprit Auber racontant l'assassinat, historique, de Gustave III de Suède, en 1792, au cours d'un bal masqué. Dans une période qui connut successivement les tentatives d'attentat contre Fernand II et Napoléon III, ce régicide aurait pu donner de mauvaises idées à quelques fauteurs de troubles. Or, il importe, au yeux des censeurs, que le public aille à l'opéra dans l'illusion qu'il se divertisse sainement, sans toucher à rien d'essentiel. Exit donc la Suède du XVIIIe siècle au profit d'abord de la Poméranie du Duc de Stettin, ensuite de la Nouvelle-Angleterre aux alentours de 1700 : Gustave III devient Riccardo, Comte de Warwick, gouverneur de Boston ! Aujourd'hui, le drame humain a pris le pas sur le contexte historique, même si celui-ci n'était pas innocent dans l'esprit de Verdi. Ainsi les productions scéniques utilisent tantôt la version américaine, tantôt la version suédoise.

Un rapprochement des héros du Ballo in maschera et de Rigoletto permet de mesurer toute la liberté et les nuances prises par l'art verdien depuis les "années de galère". Riccardo et de Duc de Mantoue sont des êtres légers, séduisants jusqu'à en devenir séducteurs. Exemples caricaturaux de l'absolutisme, les décisions politiques se prennent à la hâte, au milieu des fêtes et des divertissements. Mais si le Duc de Mantoue est un personnage négatif, Riccardo devient, plus subtilement, une victime de la fougue de son meilleur ami, lui-même manipulé par des forces hostiles.

Une recherche des oppositions guide Verdi. Les noirs desseins de l'âme se faufilent dans un écrin de gaîté brillante. De là vient ce récit rapide, plein de contrastes, jouant sur le sombre et le fantastique, le comique et le léger. Un flux général, une concision efficace unifient les psychologies très diverses des personnages. Ulrica, une sorcière dans la lignée d'Azucena (Il Trovatore), porte les messages du destin dont Oscar, le page espiègle, en sera l'instrument inconscient. Amélia se dechire entre sa passion amoureuse pour Riccardo et son devoir d'épouse; son mari, Renato (ou le Comte Anckarström dans la version suédoise), défendra son honneur conjugal, qu'il croit bafoué, par le meurtre de son meilleur ami.

Avec Un Ballo in maschera, Verdi réalise une première grande synthèse théâtre-musique qui lui ouvre la voie vers Don Carlo et les chefs-d'oeuvre de la maturité.

Un Ballo in maschera : distribution vocale

Avertissement
Les noms utilisés lors de la création figurent en premier;
ceux utilisés dans la version qui situe l'action à Stockholm figurent entre parenthèses.

Amelia, épouse de Renato (épouse d' Anckarström), soprano
Ulrica, devineresse de race noire (Mam'zelle Arvedson), contralto
Oscar, un page, soprano
Riccardo, Comte de Warwick (Gustave III, roi de Suède), ténor
Renato, créole, son secrétaire, mari d'Amelia (Comte Anckarström, secrétaire de Gustave), baryton
Samuel (Comte Ribbing), basse
Tom (Comte Horn), basse
Silvano, un marin (Christian), basse
Un juge (Armfeld, Ministre de la Justice), ténor
Un serviteur d'Amelia, ténor

L'action se déroule à Boston et dans les environs, à la fin du XVIIe siècle.

Un Ballo in maschera : synopsis


Premier acte
Riccardo, Comte de Warwick et gouverneur de Boston, reçoit des mains de son page Oscar la liste des invités au bal masqué. Il y trouve le nom d'Amelia (femme de son secrétaire Renato) pour laquelle il éprouve des sentiments affirmés.
Renato lui apprend qu'un complot se prépare dont il serait la victime. Un magistrat lui communique un ordre de bannissement d'une diseuse de bonne aventure, Ulrica. Oscar plaide la cause de celle-ci. Riccardo, déguisé en pêcheur, se présente chez Ulrica. Il apprend qu'une dame veut une consultation secrète chez la voyante. Il se cache et assiste à la rencontre. Amelia doit aller à minuit en un lieu connu de Riccardo, qui décide de s'y rendre également. Riccardo trouve le moyen de se faire prédire l'avenir par la voyante. Celle-ci lui apprend qu'il mourra d'ici peu de la main d'un ami : le premier qui lui serrera la main. Renato est celui-ci. Tous sont alors convaincus de la nullité de la prédiction.

Deuxième acte.
Amelia est allée au lieu désigné par la voyante. Elle y rencontre Riccardo qui lui fait avouer qu'elle l'aime. Renato arrive pour prévenir son maître de la venue de ses ennemis. Il ne reconnaît pas sa femme déguisée. Riccardo s'enfuit. Amelia et Renato sont surpris par les conspirateurs qui dévoilent celle-ci à son mari.

Troisième acte.
Querelle de ménage ! Renato jure de tuer son épouse puis se ravise et décide de se joindre aux conspirateurs afin d'assassiner Riccardo au bal masqué. Amelia réapparaît et Renato lui demande de tirer au sort, parmi trois noms, celui du futur assassin. Elle s'exécute, et Renato est désigné. Il exige d'Amelia qu'elle l'accompagne au bal.
Riccardo décide de renoncer à Amelia. Il reçoit un billet d'une inconnue l'implorant de ne pas assister au bal. Il s'y rend quand même. Renato parvient à connaître le déguisement de Riccardo et le poignarde au moment où celui-ci fait ses adieux à Amelia. Avant de mourir, le comte innocente celle-ci aux yeux de son mari et pardonne son acte à l'assassin.

    

 

Jeudi 14,Vendredi 15, Samedi 16 février

 

EVENEMENT CULTUREL!

  SCALA DE MILAN

 

 

"Cyrano de Bergerac" opéra de Franco Alfano  

avec Placido DOMINGO

plus Grand concert  symphonique à l'auditorium "Verdi"

Deux nuits d’Hôtel

Trois repas  

Trois visites Historiques

visite de La Céne de Leonard de Vinci en option

795 €

départ le 14 février 6 h Pl de la Liberté à Toulon

Voyage en car Grand Confort Littoral 

Pendant le séjour nous serons logés au
L'Hôtel Colombo au centre de Milan

 

     

Inscriptions à ce voyage culturel et musical 04 94 48 62 75

 

   

 

 

Dimanche 27 Lundi 28 avril 2008

VOYAGE A GENES

Teatro Carlo Felice

"La Sonnambula"

 

 

Bellini

Le Voyage en Car Mittoral Car/Une nuit d'Hotel/ deux repas/le Spectacle au Carlo Felice avec Mariola Cantarero

direction Daniel Oren.

prix 285 €

Le sujet est tiré de La Somnambule, comédie-vaudeville en deux actes de Eugène Scribe et Germain Delavigne (1819), et du ballet-pantomime en deux actes

La Somnambule ou L’Arrivée d’un nouveau seigneur

que Scribe tira de sa pièce pour la musique de Ferdinand Herold (1827).

Acte premier [1h.30mn.]

Premier tableau [65’] : on aperçoit au fond de la scène le moulin de Teresa, un torrent en fait tourner la roue. [Les indications de décor sont celles du livret original de Felice Romani].

La brève introduction orchestrale fait brièvement entendre le cor capricieux et la réponse malicieuse de la clarinette, puis pose d'emblée le climat de l'oeuvre en présentant un thème fort gracieux, bientôt repris par le choeur au dehors.

La gaîté franche et simple du morceau n'a d'égale que sa fraîcheur, les paroles du choeur (qui fête les fiançailles d'Amina) ne disent pas plus que : « Viva Amina ! », le reste est constitué de vifs et joyeux « La-la-la-la » : toute la joie de vivre d'un monde de rêve, à la simplicité rustique et au charme champêtre.

Romanza (Lisa)

Le terme "Romanza" désigne un air non double, à l’inverse de l’ "Aria" qui équivaut à Cavatina+Cabaletta ; en revanche, la Romanza peut comprendre un "Da capo" ou reprise de sa mélodie, et c’est le cas de cette Romance de Lisa, dont on coupe souvent, hélas, le Da capo.

Immédiatement après, apparaît la signature de Bellini : le cor anglais puis la flûte exhalent une mélodie plaintive à la suave mélancolie : tout Bellini s'y trouve résumé ! La flûte présente délicieusement le thème de la romance de Lisa : on sent ce tendre abandon que Bellini savait insuffler à ses mélodies, s'écoulant au travers de fioritures toujours contrôlées qui ne font jamais tomber la ligne vocale dans la virtuosité pure.

On est touché par la tristesse de Lisa (soprano) qui ne participe pas à la joie générale car elle aime Elvino, le fiancé d'Amina. L'arrivée d'Alessio (basse) ne la console pas et pourtant il souhaiterait fortement épouser la piquante aubergiste.

Coro

Des groupes de jeunes paysans et paysannes descendent des collines, chargés de fleurs, et entonnent un charmant choeur : « In Elvezia non v’ha rosa…

En Helvétie, il n'y a pas de rose

Aussi fraîche et précieuse qu'Amina :

C'est une étoile matinale,

Toute lumière, tout amour.

Mais pudique, réservée,

Autant qu’elle est gracieuse et belle :

Elle est une innocente tourterelle,

Elle est l'emblème de la candeur. »

La simplicité naïve de la poésie de Romani s'accorde à merveille avec la fraîcheur de la musique de Bellini, à la fois insouciante et un peu nostalgique.

Recitativo, Cavatina et Cabaletta (Amina)

Teresa (mezzo-sop.), la meunière, entre avec Amina (soprano), la jeune orpheline qu'elle a élevée. Amina chante sa gratitude et son bonheur dans une divine Cavatina qui ne manque jamais de conduire les auditeurs jusqu'à l'extase. En effet, Bellini colore la joie d'Amina d'une pointe de tendresse à peine mélancolique, le résultat est stupéfiant de délicatesse et d'émotion.

Dans une Cabaletta légèrement plus vive, elle explique que son coeur peut à peine soutenir le bonheur qui la comble.

Recitativo

Alessio signale qu'il est l'auteur des préparatifs de la fête, et Amina lui souhaite d'être un jour heureux avec Lisa… mais celle-ci n'est pas de cet avis...

Le notaire fait son entrée, bientôt suivi par Elvino (ténor), expliquant dans une irrésistible phrase musicale si mélancolique… qu'il était allé se recueillir sur la tombe de sa mère afin qu'elle le bénisse.

Il déclare qu'il fait don de ses biens à Amina et, lorsque le notaire l'interroge à son tour, elle répond : « Le coeur seulement. » A ce moment, Elvino s'écrie, rempli de tendresse : « Ah! Tutto è il core ! » (ah ! le cœur, c’est tout !) et la flûte devance sa déclaration : l'un des plus beaux moments de l’opéra…

Duetto (Elvino - Amina) : « Prendi, l’anel ti dono » : Elvino donne l’anneau de sa mère à sa fiancée.

A l'audition du morceau, on se demande si l'histoire de l'opéra comporte plus tendre déclaration, passionnée mais suave ! Bellini fait atteindre à sa musique le comble de l'émotion, tandis que Elvino tend à Amina l'anneau et le petit bouquet de violettes. Les deux fiancés reprennent le thème, extatiques ! (…comme l’auditeur !).

Stretta finale. Amina ne trouve pas de mots pour exprimer sa pensée... mais Elvino déclare que la flamme qui brûle dans le regard d’Amina lui en dit assez...

Recitativo, Cavatina, Cabaletta (Conte Rodolfo)

Un étranger (basse) fait son entrée et demande si le château est encore éloigné. Lisa lui conseille de passer la nuit à l'auberge... c'est alors qu'il semble reconnaître les lieux et donne libre cours à ses souvenirs dans une superbe Cavatina où s'exprime sa nostalgie d'un passé révolu. A la fin de l’air, il répète avec beaucoup d’émotion :

« Cari luoghi, io vi trovai.

Ma quei dì non trovo più !

Chers lieux, je vous ai retrouvés.

Mais ces jours, je ne les retrouve plus ! »

Ah! combien l’art de Bellini lui fait merveilleusement traduire en musique la nostalgie du personnage !…

Comme le texte de sa Cavatina est placé entre parenthèses, cela signifie que les autres n’entendent pas ses paroles et ne peuvent donc avoir la réponse au fait qu’il semble connaître le village. Il s’agit en fait du seigneur du village, le comte Rodolfo, héritier du château situé un peu plus loin.

On lui présente la fiancée, qu'il trouve tout à fait charmante, car elle lui rappelle une jeune fille qu'il a connue autrefois… (Cabaletta !). Lisa note avec dépit cet intérêt de l’étranger pour sa rivale, tandis qu’Elvino prend ombrage du fait que les compliments de l’homme plaisent à sa fiancée.

Recitativo e Coro

Le comte Rodolfo indique simplement qu'il a vécu au château autrefois... Les villageois lui expliquent que le bon seigneur, décédé voici quatre années, avait un fils que personne n’a jamais revu… Un son de cornemuse annonce l'heure où l'on reconduit les troupeaux au bercail... Teresa rappelle que l'heure est proche du « terrible fantôme »... Le comte, incrédule, suscite les explications du choeur :

« A fosco cielo, a notte bruna…

Sous le ciel assombri, dans la nuit brune

Au faible rayon d'une lune incertaine,

Avec le son grave d’un lointain tonnerre

De la colline à la plaine, une ombre apparaît,

Enveloppée d’un linceul blanc

Les cheveux défaits, l’oeil ardent

Comme un dense brouillard mû par le vent,

Elle avance, elle grandit – elle semble immense !... »

L'horreur elle-même est à peine tumultueuse dans ce morceau charmant, où s’exprime la touchante naïveté des villageois.

Le comte comprend qu'il ne sert pas d'insister et décide de se retirer mais les compliments qu'il adresse à Amina agacent quelque peu le jeune fiancé.

Recitativo e Duetto (Elvino - Amina)

Celui-ci réserve une petite scène de jalousie à Amina (la première !) il s'explique

avec une tendresse et une poésie d'une éloquence digne du meilleur Romani.

« Je suis jaloux du zéphire amant

Qui plaisante avec ta chevelure, avec ton voile

Et même du soleil qui te regarde du ciel,

Et même du ruisseau qui te sert de miroir. »

La réponse d'Amina ne tarde pas, aussi touchante :

« Je suis, ô mon bien, du zéphir, l'amante,

Parce qu’à lui, je confie ton nom,

J'aime le soleil car, je le partage avec toi,

J'aime le ruisseau car, l'onde, il te donne. »

Elvino lui demande pardon et lorsque leurs voix s'unissent, Bellini atteint (et nous fait atteindre !) ce "septième ciel" dont il rêvait. La chaleur de la passion amoureuse à la grâce sauvegardée par la délicatesse ne peut provoquer que la plus suave émotion. C’est l’extase…

Les voix s'éteignent en répétant: « Même dans le sommeil mon coeur te verra. » Puis, dans un ultime sursaut de passion, ils lancent une retentissant « Addio !! », tandis que le rideau tombe.

(On chante parfois ce mot piano et c’est plus dans le ton diaphane du duo… mais la conception de Bellini est souveraine).

Second tableau [25’] : Une chambre dans l'auberge. Face au public, une grande fenêtre. Sur un côté, la porte d'entrée et de l'autre, la porte d'un cabinet. Un sofa et une petite table.

Recitativo

Le comte Rodolfo se déclare satisfait de l’aménité du lieu, de la courtoisie des hommes… quant aux femmes, elles sont « on ne peut plus aimables »... A ce propos, entre celle qu’il nomme « ma belle aubergiste », soucieuse de savoir (dit-elle) si tout convient au « Signor Conte ». Elle explique que le maire l'a reconnu et que tout le village va venir lui rendre hommage. Très galant, le comte courtise Lisa, mais un bruit venant de la fenêtre la fait fuir dans le cabinet attenant. La fenêtre s'ouvre toute grande et quelqu'un entre, lentement...

Le comte n'en croit pas ses yeux : « le fantôme nocturne ? », mais il a tôt fait de reconnaître Amina, affligée d'une crise de somnambulisme !

Duetto del sonnambulismo

Amina croit parler à Elvino et chante le thème musical accompagnant tantôt ses paroles de jalousie : « Je suis jaloux du zéphire... ». Lisa reconnaît Amina avec stupéfaction et sort.

Le comte passe de l'embarras à l'espoir... puis, face à la candeur d'Amina (qui se croit devant l'autel nuptial !) il se ressaisit. Musicalement, la scène est une merveille de délicatesse : en contrepoint du chant, la clarinette soutenue par le pizzicato des cordes, et parfois renforcée par la flûte, crée une atmosphère idéale.

Lorsqu'Amina implore un baiser, le comte Rodolfo préfère prendre la fuite... Amina s'étend alors sur le sofa.

Coro

Furtivement, le choeur des paysans s'avance dans l'espoir de réserver au comte une belle surprise...

Ils le croient endormi mais constatent que c'est une femme !... Ils ne trouvent rien d’autre à dire (et à juste titre !) que : « È bizzarra l’avventura. ».

Finale primo : Concertato e Stretta

De loin, on entend Elvino s'écrier « È menzogna. ». Lisa s'est fait un plaisir d'aller le chercher... Le bruit éveille Amina qui ne comprend pas ce qui lui arrive... C'est elle qui conduit le splendide ensemble concertant dans lequel chacun exprime ses sentiments : Elvino est désespéré, Amina ne se sent pas coupable mais sa trahison semble manifeste selon le choeur. D'un ample et souple mouvement, le "Concertato" se développe peu à peu et atteint son apogée dans un lyrisme grandiose.

Elvino ne veut plus entendre parler de noces ; son désespoir et la consternation d'Amina s'expriment dans la vive "Stretta finale", martelée par l’orchestre et scandée par la condamnation unanime du choeur...

Tous sortent en menaçant Amina qui s'effondre dans les bras de Teresa.

Le rideau tombe.

Acte second [61mn.]

Premier tableau [23’20] : Un vallon ombragé entre le village et le château.

Scena e Coro

La route conduisant au château est longue et pénible aussi les paysans décident-ils de se reposer un moment. Ils sont déterminés à implorer le comte afin qu'il défende Amina si elle est innocente, ou qu'il l'aide si elle est fautive. Est-il besoin de préciser avec quelle gentillesse et quelle fraîcheur Bellini exprime leur espoir ?

Scena Cavatina e Cabaletta Elvino, Coro

Après leur départ, Amina et Teresa surviennent, également décidées à se rendre chez le comte. L'émotion d'Amina est grande car elle reconnaît les lieux où ils s'assirent tant de fois à l'ombre des hêtres, au murmure du ruisseau… l’air lui-même résonne encore de leurs serments !…

Solitaire et pensif, Elvino, d'ailleurs, s'avance.

Sa tristesse et son découragement transparaissent dans la brève Cavatina introduite par un beau solo du cor, mélancolique et romantique à souhait. Les protestations d'innocence d'Amina ne font que déchirer plus encore le coeur d'Elvino, ne faisant que répéter ce qu’elle a fait de lui : « Il più triste de’ mortali » !

Les paysans reviennent joyeusement, convaincus de l'innocence d'Amina grâce aux déclarations du comte... « Il Conte! » s'exclame Elvino. A ce nom, il donne libre cours à sa fureur et retire l'anneau à Amina... celle-ci s'effondre, profondément mortifiée...

Elvino est tout de même ému, mais au comble du désespoir, il exprime son amertume dans une pathétique et superbe Cabaletta :

« Ah! perchè non posso odiarti…

Ah! pourquoi ne puis-je te haïr,

Infidèle, comme je le voudrais !

Ah! Tu n'es pas encore complètement

Effacée de mon coeur ».

Les villageois l'invitent à aller voir le comte mais il s’enfuit, éperdu, tandis que s'abaisse le rideau.

Cette Cabaletta est l'exemple type du morceau romantique où la passion la plus violente et la douleur la plus profonde sont toujours exprimées avec retenue et délicatesse. L’aspect, également typique du romantisme, un peu "extérieur" de panache désespéré et ostentatoire, ou de "gracieux désespoir", comme nous le nommons souvent, ne manque pas non plus : le ténor pouvant briller d’un aigu final interminable, s’il le peut, tandis que l’orchestre charge vigoureusement. Là se réalise cette émotion, toute jouissance si l’on veut, de l’amateur de ce répertoire qui retient alors son souffle…

Second tableau [38’] : Un Village. Au fond, on voit le moulin de Teresa ; un torrent en fait tourner la roue.

Recitativo.

Un dialogue animé oppose Lisa à Alessio, tentant de lui démontrer qu’Elvino sera vite convaincu de l’innocence d’Amina… d’autre part, que faire d’un homme qui vous épouse par dépit ?!… mais la calculatrice et capricieuse Lisa n’est pas disposée à écouter la sagesse d’Alessio, aussi, celui-ci déclare remuer ciel et terre avant d’endurer calmement qu’on se moque ainsi de lui.

Coro e Cabaletta Lisa, Coro

Le choeur confirme la décision d'Elvino et salue en Lisa sa nouvelle fiancée. Celle-ci jubile et chante son émotion et sa gratitude dans une charmante Cabaletta (souvent coupée, hélas!). Là également, selon l’interprète, le morceau peut prendre un relief particulier, comme dans l’enregistrement Naxos, où la colorature Dilbèr émet un hallucinant suraigu quasiment final… se taillant ainsi un beau succès malgré une justesse un peu vacillante.

Recitativo e Arioso Elvino, Conte, Tutti

Elvino déclare à Lisa qu'il n'aurait jamais dû rompre leurs fiançailles et lui demande un pardon qu'elle se hâte d'accorder ! Ils partent en direction de l'église mais le comte fait son entrée. Elvino l'aborde dans un fier et digne Arioso : « Signor Conte ». Le comte a beau fournir de savantes explications aux paysans attentifs et étonnés mais ceux-ci ne peuvent y croire : « Une personne qui dort et qui marche ! Non, cela n'est pas, ne peut être ! ».

Scena e Quartetto concertato Elvino-Teresa-Lisa-Conte

Teresa entre et leur demande de respecter le sommeil d'Amina mais la vue de Lisa aux côtés d'Elvino fait naître son inquiétude... L'arrogance de Lisa affirmant que elle, elle n'a pas été découverte, seule, enfermée dans la chambre d'un homme, provoque l'indignation de Teresa qui exhibe le mouchoir perdu par Lisa, dans la chambre du comte (Teresa l'avait ramassé lorsqu'on découvrit Amina endormie sur le sofa).

Nouveau coup de théâtre, nouveau crève-coeur pour Elvino. Il exprime sa désillusion dans un beau quatuor (souvent coupé !) reflétant également l'embarras de Lisa et la rigueur de Teresa et du comte, qui n'est pourtant pas étranger à l'affaire...

Recitativo.

Le comte soutient l'innocence d'Amina qui va d’ailleurs inconsciemment la prouver : elle sort, endormie, d'une fenêtre et marche sur le bord du toit... en bas, la roue du moulin tourne rapidement... un faux pas et Amina est perdue...

- Stupéfaction générale -.

Le comte Rodolfo intime un silence complet, il ne faut surtout pas éveiller la « sonnambula » qui vacille en passant le pied sur une poutre à moitié pourrie, juste au-dessus de la roue...

La poutre se brise mais Amina est déjà sauve !

La musique de cette scène est très dépouillée : quelques mesures de l'orchestre, quelques mots de prière murmurés par le choeur.

Scena ed Aria finale Amina.

Bellini a choisi pour terminer son opéra le grand air pour soliste "inventé" par Rossini mais porté à un degré d'émotion, de diversité et de perfection par Donizetti. La plupart des opéras du Romantisme italien se terminent par ce type d’Aria double, très prisé du public et à l’impact garanti. Le compositeur cristallisait ainsi le moment de la catastrophe (ou de l’exultation) finale sur le personnage principal et l’interprète y trouvait une possibilité de mettre ses dons en valeurs, par l’écriture musicale mais également par les extrapolations permises par le compositeur.

Scena. La "Scena" est un récitatif plus élaboré et celle-ci va être l’occasion de rappeler plusieurs motifs musicaux ayant rapport avec les instants de bonheur du premier acte.

Amina apparaît, endormie, au milieu de tous. Elle exprime ses regrets de ne pouvoir saluer Elvino une dernière fois "avant qu’il ne conduise une autre à l’autel !…".

Elle croit entendre les cloches : il est trop tard ! – la flûte suggère timidement le thème de sa première scène de somnambulisme, alors qu’elle se croyait à la cérémonie..

Elle s’agenouille, implorant Dieu de ne pas regarder ses pleurs, car elle lui pardonne ! Une dernière prière, alors : qu'Elvino soit heureux autant qu'elle est malheureuse. Le choeur est subjugué par autant de magnanimité...

Elle cherche l'anneau qu'il lui a retiré et la clarinette le souligne, en rappelant tendrement le sublime thème du duo « Prendi, l’anel ti dono »… Elle n’a plus l’anneau, mais l'image d'Elvino... est « sculptée » dans son coeur, personne ne peut lui ravir ! La flûte espiègle joue en tempo de valse le début de la Stretta du même duo, correspondant aux paroles d’Amina cherchant des mots pour exprimer son amour : « Ah! vorrei trovar parole »…

La flûte soupire éperdument le motif de l'instant où Elvino offrait à Amina le bouquet de violettes qu'elle porte encore, et qu'elle regarde à présent avec tristesse.

Aucune introduction du thème par la flûte, ni par la clarinette… mais une sobriété absolue pour l’attaque de l’air : l’orchestre soupire délicatement, les cordes commencent leur accord linéaire, typiquement coloré de mélancolie romantique :

Cavatina (ou première partie de l’Aria) :

« Ah! non credea mirarti

Sì presto estinto, o fiore. »

Elle ne pensait pas voir se faner si vite ces tendres fleurs, passées aussi vite que l’amour qui ne dura un seul jour !

C'est le type d'air dont Bellini avait le secret et que Verdi nommait « mélodie longue longue longue ». Elle se déploie calmement, soutenue par les mêmes accords répétés des cordes, le hautbois souligne les plaintes d'Elvino, qui ne résiste plus à sa douleur… La mélodie s’étire encore, semble ne plus finir… le violoncelle mélancolique accompagne seul la la plainte infinie d’Amina : « Che un giorno sol durò… (qui ne dura qu’un seul jour) »… Bellini est en état de grâce… et transporte son auditoire, oublieux du monde, au septième ciel…

Lorsque la voix d'Amina s'éteint… il faut bien redescendre sur terre et se retrouver… dans son fauteuil de velours !

(Scena) Elvino ne se contient plus et repasse l'anneau au doigt d’Amina...

Amina se réveille au milieu de ceux qu'elle aime. Surprise, elle croit bien sûr rêver (!!) et demande qu’on ne la réveille pas ! Mais Elvino la rassure et le choeur l'invite à se rendre enfin à l'église.

Cabaletta finale : « Ah! non giunge uman pensiero » :

« Ah! la pensée humaine ne peut concevoir / La joie si grande qui est en moi ».

Amina exulte dans ce grand morceau de bravoure et l’interprète peut encore augmenter le caractère brillant du morceau en variant le Da capo de la Cabaletta.

L’apothéose finale intervient alors qu’Amina surmonte de ses suraigus vertigineux, la liesse générale et tumultueuse des choeurs et des autres personnages, et le vrombissement de l’orchestre déchaîné qui conclut, à grand renfort de roulements de timbales et de cymbales. Ce brillant un peu vain et démonstratif, ce paroxysme du bonheur comme du malheur : c’est cela aussi, le Romantisme !

C’est également un grand moment d’émotion pour l’auditeur, même si tout finit bien, car l’exubérance, l’engagement de l’interprète sur laquelle repose le Finale, créent une tension que le public sent instinctivement… le silence particulier et unanime qui se fait miraculeusement plus intense à ce moment là dans la salle, témoigne de ce moment magique.

Le digne et sensible Felice Romani, librettiste ou "poeta", comme on disait à l’époque, a su caractériser magnifiquement La Sonnambula par ces mots :

« Jamais la campagne n'eut une nature plus verdoyante, le ruisseau, de plus doux murmures; l'amour, de plus tendres soupirs ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Siegfried

http://www.festival-aix.com/typo3temp/pics/ced38b3b47.jpg
Festival scénique Der Ring des Nibelungen
Deuxième journée en trois actes
Poème et musique de Richard Wagner
Créé le 16 août 1876 au Festspielhaus de Bayreuth

Mise en scène, scénographie et vidéo : Stéphane Braunschweig

Siegfried: Ben Heppner
Mime: Burkhard Ulrich
Der Wanderer :Sir Willard White
Alberich: Dale Duesing
Fafner :Alfred Reiter
Erda :Anna Larsson
Brünnhilde: Katarina Dalayman
Stimme des Waldvogels :Mojca Erdmann

Orchestre: Berliner Philharmoniker Direction Musicale: Sir Simon Rattle

Nouvelle production Spectacle en allemand surtitré en français

Coproduction Festival d’Aix-en-Provence et Festival de Pâques de Salzbourg
« Seuls les êtres de désir me comprennent.»
L’Oiseau de la Forêt, Acte II, scène 3

Le rêve de puissance des dieux s’est mué en cauchemar. Dans un monde qui court à sa perte, seul un humain dégagé des lois divines et de leurs contradictions peut refonder l’espoir.
Cet homme libre, ignorant le doute et la crainte, c’est le jeune Siegfried.
Sa force et son innocence suffiront-elles à régénérer l’univers que Wotan, le législateur suprême, veut lui abandonner ?
Sans doute, s’il sait trouver, au cours de cette deuxième journée de la Tétralogie, le chemin qui mène à la source de la connaissance humaine. 
 

Le  mardi 1°  juillet  Grand Théâtre de Provence


Siegfried
Richard Wagner

Orchestre Philharmonique de Berlin Simon Rattle / Stephane Braunschweig
Siegfried: Ben Heppner/ Brünnehilde: Katarina Dalayman
Départ 14 h  Pl de la Liberté   
 Prix 1° cat   274 €  2° cat  188 €

 

 

Le samedi 5 juillet Grand Théâtre de Provence


La Turangalila Symphonie

Olivier Messiaen
Orchestre de Baden-Baden/ Sylvain Cambreling /  piano : Roger Muraro
Départ 15 h 30 Pl de la Liberté
Prix : 96 € 

 

 La Turangalîla-Symphonie

Orchestre_dharmonie_Thionville.jpg
SWR Sinfonieorchester Baden-Baden und Freiburg
Direction musicale, Sylvain Cambreling
Roger Muraro, piano Valérie Hartmann-Claverie, Ondes Martenot

La Turangalîla-Symphonie est une œuvre pour orchestre et deux solistes, composée par Olivier Messiaen entre 1946 et 1948, commandée en 1945 par Serge Koussevitzky.
La création mondiale a eu lieu le 2 décembre 1949, par l'Orchestre symphonique de Boston, sous la direction de Leonard Bernstein, avec Yvonne Loriod au piano et Ginette Martenot aux ondes Martenot.

La création française a eu lieu à Aix-en-Provence sous la conduite de Roger Désormière, dirigeant l'Orchestre national de France, le 25 juillet 1950.

Cette symphonie a, comme solistes, un piano et des ondes Martenot — oscillateur électronique monodique.
Messiaen a dit que le titre de la symphonie vient de deux mots en sanscrit, Turanga et Lîla, liés, et la traduction de Turangalîla peut être « chanson d'amour, hymne de joie, mouvement, rythme, vie et mort ».

Pour l’auteur, il s’agit surtout d’une symphonie concertante. La diversité des pupitres requis, suivant en cela la liberté revendiquée par le commanditaire, comprend, les bois, le quintette des cordes, les cuivres dont une section étoffée de trompettes, mais aussi célesta et vibraphone qui opèrent comme le gamelan hindou de la Sonde. Une onde martenot et aussi la batterie formée de triangle, cymbale turque et chinoise, maracas, tam-tam soulignent combien en orchestrateur universel, Messiaen, syncrétique et visionnaire, aimait collectionner une palette très large de "sons" traditionnels, créant des métissages actifs, facettes de son humanisme planétaire.

Le piano assure par sa partie virtuose, plusieurs grappes d’accords diamantins, inspirés des chants d’oiseaux, qui font de l’ouvrage comme un concerto pour piano et orchestre. Turangalîlâ exprime tout à la fois, vie et mort, énergie et joie, chant, mouvement, rythme... Ce pourrait être l’essence de la condition humaine mais aussi la musique elle-même qui filtre les aspirations et les inquiétudes de l’âme, confrontée au grand dessein cosmique.

Dans cette fresque qui unit l’homme et la nature, la conscience et l’éternité, Messiaen organise ce chant colossal en composant quatre thèmes : vieux monuments mexicains à la fois terrifiants, solennels et mystérieux (thème statue), thème de la fleur (douces clarinettes en duo), thème de l’amour (le plus important), thème accords...

La symphonie est écrite en dix mouvements, qui sont :
Introduction (modéré, un peu vif)  Chant d'amour I (modéré, lourd)
Turangalîla I (presque lent, rêveur)  Chant d'amour II (bien modéré)
Joie du sang des étoiles (vif, passionné, avec joie)  Jardin du sommeil d'amour (très modéré, très tendre)
Turangalîla II (un peu vif - bien modéré)  Développement de l'amour (bien modéré)
Turangalîla III (bien modéré)    Final (modéré, presque vif, avec une grande joie)

 


Le mardi 5  août     Théâtre Antique d’Orange
“Faust”
Direction musicale Michel Plasson 
Mise en scène, scénographie Nicolas Joel
Marguerite
Inva Mula  
Faust Roberto Alagna
Méphistophélès
René Pape  Valentin Jean-François Lapointe
Orchestre Philharmonique de Radio France
En coproduction avec le Théâtre du Capitole de Toulouse 
219 € 1° cat face, 179  € 1° coté et 2° face, 119 € 2° cat coté; 74 € 3° cat
Départ 16 h Pl de la Liberté

 L’ETERNELLE JEUNESSE

 


Le mythe de Faust, dont on dit qu’il vendit son âme au diable pour recouvrer l’éternelle  jeunesse, donna lieu à de nombreuses adaptations théâtrales ou lyriques (pas moins de quatorze opéras !). En musique, outre le Faust de Gounod, citons La Damnation de Faust de Berlioz, les Scènes de Faust de Goethe de Schumann, Doktor Faust de Busoni, mais aussi, au théâtre, Faust, le poème dramatique de Goethe en deux parties, dont s’inspira Michel Carré pour son drame fantastique, Faust et Marguerite, qu’adapta Jules Barbier pour Charles Gounod. Léon Carvalho accepta pour le Théâtre Lyrique le projet que lui soumit Gounod et que l’Opéra de Paris avait refusé.
A Paris seulement, l’opéra ne connut pas moins de 3000 représentations, de sa création jusqu’à la fin du XXe siècle. Il n’est guère que Carmen pour avoir disputé à Marguerite sa prééminence sur les scènes lyriques du monde entier.
Le livret qui porte la signature de Jules Barbier et Michel Carré s’articule en cinq actes.


 Méditant sur la vanité de sa science et alors qu’il va mettre fin à ses jours, Faust voit apparaître, le jour de Pâques, Méphistophélès avec qui il signe un pacte : sa jeunesse retrouvée contre son âme. Au cours d’une kermesse, Faust fait la connaissance d’une jeune fille, Marguerite, que son frère Valentin, qui part à la guerre, a confié à son ami Siebel (qui l’aime en secret) pour la protéger en son absence.
 Faust tombe amoureux de Marguerite qui n’est pas indifférente à ce beau jeune homme. Méphisto s’attache à écarter les importuns : Siebel, Dame Marthe, la gouvernante de Marguerite, et dépose à sa porte le coffret de bijoux tentateur. Faust dit son amour à Marguerite qui succombe. Mais Faust l’abandonne.
Marguerite, désespérée, se confie à Siebel et se réfugie à l’église, tandis que Valentin, de retour de la guerre, provoque en duel Faust qui a déshonoré sa sœur.
Celui-ci, avec l’aide de Méphisto, blesse mortellement son adversaire qui maudit Marguerite. Méphisto entraîne alors Faust dans la montagne du Harz (Harzgebirge), son royaume, où se déroule la « nuit de Walpurgis », mais Faust est poursuivi par l’image de Marguerite dans son cachot : elle a été condamnée à mort pour avoir tué l’enfant qu’elle avait eu de Faust.
 Celui-ci, accompagné de Méphisto, vient la délivrer. Mais Marguerite, épuisée, confie son âme au ciel, repousse Faust et meurt. Des voix célestes disent sa rédemption.

Le succès de Faust  ne s’est pas démenti depuis un siècle et demi .Il tient au fait que Gounod a su créer là une œuvre typiquement française, se démarquant résolument des modèles germanique et italien. Avec un sens inné de la mélodie, de l’expressivité lyrique et de l’effet théâtral, il a su composer des airs qui sont aujourd’hui encore dans toutes les mémoires, quand bien même on ignore tout de l’opéra. Qu’il s’agisse de l’air de Faust devant la maison de Marguerite (« Salut, demeure chaste et pure »), de la Chanson du Roi de Thulé ou du fameux air des bijoux (« Ah, je ris de me voir si belle »), que toutes les cantatrices ont voulu chanter, du chœur des soldats (« Gloire immortelle de nos aïeux ») ou de l’air ultime de Marguerite (« Anges purs, anges radieux »).
Des airs d’une grande douceur, d’une grande délicatesse, aux harmonies subtiles, qui savent se faire alertes et vifs, mais avec simplicité, quand il le faut, constituent l’essence même de ce chef-d’œuvre que Gounod portait en lui dès avant son séjour à la Villa Médicis : à vingt ans, en 1838, il avait lu le Faust de Goethe dans la traduction de Gérard de Nerval ; il ne devait pas l’oublier…

Nicolas Joël mettra en scène le Faust de Gounod pour les Chorégies d’Orange 2008. Il en avait assuré en 1990  (avec Michel Plasson au pupitre) une réalisation d’anthologie. Gageons qu’il saura à nouveau, avec son talent reconnu, conférer au chef-d’œuvre de Gounod toutes les qualités musicales qui ont fait sa popularité, lui conservant son éternelle jeunesse !

 

 

Le Voyage à Verona et Vicenza

Le voyage mêlera la musique lyrique et la découverte d’une des capitales de l’architecture mondiale Vicence, patrimoine de l’Unesco avec les villas palladiennes.
Pendant le séjour nous serons logés
Hôtel Tiepolo  - Viale S. Lazzaro, 110, 36100-Vicence, Veneto

Fondée au IIe siècle av. J.-C. dans le nord de l'Italie, la cité a prospéré sous la domination vénitienne, du début du XVe à la fin du XVIIIe siècle. L'œuvre d'Andrea Palladio (1508-1580), fondée sur une étude approfondie de l'architecture romaine classique, donna à la ville son apparence unique. Ses interventions urbaines et ses villas, dont il parsema toute la Vénétie, eurent une influence décisive sur le cours ultérieur de l'architecture. Son travail a inspiré un style architectural caractéristique (le palladianisme) qui s'est répandu en Angleterre, dans d'autres pays d'Europe et en Amérique du Nord.

Si Vicence est l'une des plus belles villes de Vénétie, elle le doit à Andréa Palladio, célébrité du XVIème siècle. Le théâtre olympique fut la dernière œuvre du maître et le premier théâtre fixe construit en Italie, le plus vieux théâtre fermé conservé en Europe. Inspiré des modèles antiques, à scène fixe, il fut inauguré en 1585 pour la représentation de "L'Oedipe roi" de Sophocle. La scène est tout à fait originale : elle est inclinée et présente un décor "en perspective" représentant des rues de Thèbes. Cet effet trompe-l’œil est magnifiquement réalisé et doit sans nul doute donner plus de réalité aux pièces qui y sont jouées.


Palladio est né le 30 novembre 1508 à Padoue sous le nom d'Andrea di Pietro dalla Gondola. Il s'adjuge son patronyme lorsqu'il rejoint l'académie du poète italien Giangiorgio Trissino qui supervisera ses études d'architecture. C'est Trissino qui emmène Palladio à Rome où il étudiera les ruines antiques et le traité de Vitrivius, probablement le plus important architecte romain.

Le premier travail d'importance de Palladio fut sans doute la rénovation (au début de l'année 1549 )de la façade de la cathédrale de Vicence. Il conçut ainsi un certain nombre de résidences et de bâtiments public dans et autour de Vicence : les palaces Barbarano, Chieregati, Tiene, Porto, Valmarana ; et surtout  la Villa  Rotonda une des merveilles de l’Humanité.
De 1560 à 1580, il construit plusieurs églises à Venise, notamment San Francesco della Vigna, San Giorgio Maggiore et Il Redentore. Sa dernière œuvre fut le théâtre olympique de Vicence, achevé après sa mort en aout 1580.

Palladio fut le premier à organiser de manière systématique les pièces des maisons. Clairement influencé par l'art antique, il raffole des porches rappelant les temples romains (toit triangulaire supporté par différentes colonnes).


Palladio fut le premier à organiser de manière systématique les pièces des maisons. Clairement influencé par l'art antique, il raffole des porches rappelant les temples romains (toit triangulaire supporté par différentes colonnes).
L'architecte italien est l'auteur de nombreux traités scientifiques d'architecture : I Quattro Libri dell'Architettura qui ont influencé de nombreux architectes.

 

   

 

Zone de Texte:                                                                 23  24  25 août 2008    Festival  International de Verona (Italie)    Deux Grands Opéras / Deux nuits d’Hôtel /Trois repas / Trois visites     695 €     Départ le 23 à 6 h Pl de la Liberté                          « Rigoletto »  de Verdi    Direction Musicale Renato Palumbo    Le duc: Roberto Aronica     Rigoletto:  Leo Nucci     Gilda: Désirée Rancatore  et    « Aida »  de Verdi    Direction Musicale Paolo Carignani  Aida :  Amarilli Nizza     Radames : Walter Fraccaro  Amneris : Anna Smirnova  Amonasro :Alberto Mastromarino                    Orchestre Philharmonique de l’Arena di Verona      Inscription immédiate nombre de places limité
Zone de Texte:      Capitale de la province du même nom, située sur l'Adige, Vérone est située stratégiquement entre Venise et Milan, entre l'Italie et l'Europe centrale via le Brenner.  Village étrusque, Vérone devient ville romaine en 89 avant jésus Christ. A l'époque romaine, Vérone fut très florissante: elle avait des temples, des théâtres, des ponts et des édifices célèbres. Quantité d'entre eux ont survécu et témoignent de l'importance et de la rapidité du développement de la ville. Sa position géographique privilégiée fit de Vérone le point de rencontre de trois grandes routes romaines : l'Augusta, la Gallica et la Postumia.  A la chute de l'empire romain, Vérone passera aux mains des barbares germains au V ème siècle.     La ville n'acquerra son indépendance qu'au XII ème siècle où elle devint la Commune libre de Vérone.   La cité se trouva alors engagée dans la lutte acharnée entre la Papauté et l'Empire. Vérone connaît alors des moments de prospérité endeuillés par des luttes internes, des conjurations, des rivalités jusqu'à ce qu'elle tombe en 1226 aux mains d'Ezzelino da Romano. Celui-ci, au nom de l'empereur Frédéric Ier, livre une guerre continuelle contre les villes et les Seigneuries voisines. En 1259, une coalition dirigée par le Pape lui-même y met fin. Les libres institutions communales sont alors rétablies à Vérone. Léonardo della Scala, dit Mastino, est élu podestat, Capitaine du peuple. Avec lui commence la Seigneurie des Scaligeri qui portera la ville au rang de capitale d'état et l'aligne sur les villes italiennes les plus grandes et les plus illustres.  L'oeuvre d'embellissement de Vérone prend son essor.   Conquise par Venise en 1405, elle fait partie de la république de Venise jusqu'en 1797, lorsqu’elle est occupée par les troupes françaises de Napoléon.  Au dix-neuvième siècle, Vérone reste sous l'autorité autrichienne jusqu'en 1866 où elle fait partie du royaume d'Italie.    La ville compte quelques chef-d'œuvre architecturaux dont la basilique romane de San Zeno Maggiore (datant des XII et XIIIème siècles), les tombeaux de la famille Scaliger (XIVème siècle), l'église gothique de Sainte Anastasia (achevée au XVème siècle), les palaces du XVI ème de Bevilacqua, Canossa et Pompei, le Castel Vecchio (1354) abritant maintenant un musée d'art.   Mais surtout la ville s'enorgueillit de son  amphithéâtre romain, l’Arena datant du 1er siècle après Jésus-Christ lieu du grand  festival lyrique connu du monde entier.
                                                                   

 

 

 

 

 

 

 

 

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